« ...Les contours de leurs figures variaient comme la flamme d'une lampe, et à tout moment quelque chose de l'une passait dans l'autre... chacune était ainsi un composé de toutes... » Gérard de Nerval Trois coréennes (l'une est mon amie, les autres les siennes) m'ont longtemps évoqué cette image. Elles se sont réunies pour coudre ce matin : le tableau parfait ! Je me rue sur mon édition d'Aurélia, tombe pile sur le passage. Un signe ! Il faut écrire. Les corps jaunes De trois jeunes Coréennes Dans notre Appart' Si cousines Qu'elles cousirent Fichtre À l'unique Les Moires Qui s'marrent Les plissures Des sourires De leurs poires Il faut aussi avouer que le bouquin est longtemps resté ouvert à ce passage, ce qui explique peut-être... Alors, qui file nos destins ? « ...Trois femmes travaillaient dans cette pièce... »
octobre 28, 2011










