On peut encore écrire des poèmes sur les arbres sans avoir l’air con

Où prend-donc fin ce que désigne le mot arbre ? Dans ses racines qui s'enfoncent dans la terre ? Ou dans ses branches comme plantées dans l'atmosphère ? Les arbres poussent, les arbres meurent Au rythme de la Terre qui tourne Des immeubles s'élèvent et tombent Des gens y font l'amour et meurent Pareils au moteur à pistons De ma voiture qui tourne en brûlant les corps morts Des anciens végétaux C'est con, ils avaient mis pas mal de temps A consommer ce CO2 pour le changer en oxygène C'est un sacré boulot qui s'envole en fumée Tant de pages déchirées qui volent dans le vent Leurs descendants sont morts pour que je ne puisse même pas écrire ceci sur le papier d'un livre Leurs descendants sont morts pour qu'on lise l'Equipe (ou Elle) Leurs descendants sont morts pour qu'on se torche le cul avec Consolons nous : au moins leurs squelettes calcaires Contenus dans les murs de cet appartement Font un cocon confortable, quoiqu'un peu concon Les arbres poussent, les arbres meurent On a mis un sacré bordel, ici-bas Pareils aux pistons du moteur De la tronçonneuse qui les abat Je fais toujours la même conclusion Mais quand on fait l'amour je n'y pense même pas On peut encore écrire des poèmes sur les arbres Sans avoir l'air con

À propos de Langda


4 responses to “On peut encore écrire des poèmes sur les arbres sans avoir l’air con

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