Je ne crois pas en Dieu : c'est un blasphème de penser que ce truc soit assez con pour nous avoir créés pour qu'on nous blâme ou qu'on nous récompense comme dans un jeu ; il m'a fait libre, en vie, et c'est déjà mon châtiment ou ma rétribution. Je n'ai aucune foi en la nature : par chez moi les montagnes ont la beauté de fleurs qui vous invitent à reproduire toujours la même erreur ; ça pour crever et pourrir, au dessous de froids gravats qui dissimulent son hostilité ! En l'homme je n'ai pas non plus confiance : nous avons envahi la Terre (je n'ai envers les inconnus aucune méfiance, mais il est clair que les « malheurs d'autrui » ne gênent que s'ils produisent trop de bruit), et nous n'allons cesser de nous gêner... Bien sûr, je n'ai aucune confiance en moi : étant d'une maladresse extrême, et lâche, tout ce que je fais tourne autour de moi, vise à hausser l'image de moi-même qui est d'ailleurs sans doute un vrai problème ; mon cœur, peut-être froid comme une roche ? Je m'en remets donc à toi, mon amour, et ce n'est pas une autre niaiserie : puisque ce sentiment sincère et pur n'était peut-être pas qu'un simple jeu, il n'est pas impossible, après tout, que je croie en ces énormes conneries.
mars 14, 2012











14 mars 2012 at 9:00
Bonsoir Langda. Que te dire si ce n’est que j’aime ce que tu produis. J’espère qu’un jour tu publieras tes écrits.
Croire ou ne pas croire en Dieu, quelle belle jaserie depuis des siècles!!!!
L’homme a survécu sur une terre peu hospitalière, il lui fallait un autel devant lequel se prosterner tant sa peur était grande. Il lui fallait des responsables quand il crevait de faim ou de froid ou devait tuer pour ne pas mourir. Il lui fallait expier lorsque le doute d’avoir bien ou mal agi le secouait plus fort que la foudre. Il lui fallait prouver son courage même lorsqu’il n’en avait pas une once. Et si l’homme pour avoir surmonter tant d’épreuves était Dieu en personne ?
Qu’en penses-tu ?
15 mars 2012 at 8:50
Merci beaucoup pour tes encouragements.
Ce que j’en pense ? Mais ça me paraît tout à fait logique ! Conclusion : on n’est pas sortis de l’auberge…
Bonne journée
15 mars 2012 at 4:26
Et oui Langda, il va falloir ramer pour sortir de la berge!!!!!
It’s a funny joke about "l’auberge". is’nt it ? See you later and take a good time !!!!
15 mars 2012 at 9:06
Pourquoi c’est flou à la fin?
Sinon, j’hésite à croire. Ca va, ça vient.
16 mars 2012 at 4:39
La fin n’est pas si floue, c’est surtout qu’il y a un bon vieux paradoxe (en fait, il y en a des discrets un peu dans tout le texte) : comme je veux bien croire en l’amour, je crois en tout ce que j’ai avant… Du coup, c’est un peu ça : ça va, ça vient.
16 mars 2012 at 9:22
Langda
Quand je dis flou c’est parce que je n’arrive pas à lire le texte, il ne s’agit pas de la compréhension des idées.
Concrètement, je vois mal les deux derniers paragraphes.
Curieusement je les vois bien maintenant.
Je deviens foolle ou il s’est passé un truc?
16 mars 2012 at 10:06
Aaaaaarf ! Désolé, j’avais mal compris ! Du coup, je trouve ma réponse horriblement lourde…
Ben non, je n’ai rien changé, et tout le poème est en une seule image, donc il n’y a pas de raison que la fin soit plus floue.
A plus, bon week-end
17 mars 2012 at 8:39
Je ne sais pas je ne crois plus en dieu parce que ça me devient impossible. D’un côté il y a les enfants à genoux dans la crèche et de l’autre les tenants de la gnose qui ne fraie pas avec le menu fretin. Il y a longtemps que dieu est pris en otage. Mais si je me prends surprends parfois à l’aimer encore c’est quand je laisse m’approcher ce "Très-Bas" comme le nomme Bobin. Celui-là me plait comme me plait infiniment le Jésus des Apocryphes. Je pense au fond que les êtres humains ne désirent qu’une seule chose: qu’on leur parle d’amour.Non?
18 mars 2012 at 9:47
C’est pas pour rien que la plupart des poètes ont toujours parlé d’amour depuis la nuit des temps…
Et il ne s’agissait pas entièrement d’escrocs ne cherchant qu’à tirer profit de nos désirs…
Certains devaient bien avoir quelque chose de vrai à dire.
19 mars 2012 at 10:38
Je l’espère en tout cas, ce serait de toutes façons hypocrite et mensonger de dire que tous n’ont jamais été guidé que par de mauvais buts ou le désir de mettre des fioritures et des ronfionfions à l’amour. On peut aimer sans cela, d’une manière assez "brute", simple. Saine.