tout est allé très vite soudain la rigueur du pavé et des coups de pied dans les cotes un type a dit : « jé té baise » à mon pote il n'y avait aucune raison de se battre dix ou quinze gars sont sortis du kebab de la jeunesse néonazie et des pères de famille certains qui essayaient de calmer tous les autres ont cédé et mon pote a pris une chaise la ruelle hébétée du vieux Lyon fourmillait de touristes il n'y avait aucune raison de se battre nous attendions qu'on nous serve un kebab en parlant de l'ampleur de la crise ou de la poésie des rues pavées et nous n'avons pas pu donner la moindre pichenette aux dix néonazis et aux pères de famille il n'y avait aucune raison de se battre ils parlaient une langue de l'Est (et mon pote est arabe) ont fracturé son omoplate et m'ont brisé les cotes
mai 14, 2012












14 mai 2012 at 3:58
C’est violent!
15 mai 2012 at 7:32
Pas assez, je crois ! La poésie, maintenant, c’est comme à la télé… comme dans les films américains… Faut qu’ça saigne…
15 mai 2012 at 9:17
Damn! J’attends donc une histoire bien sombre et très saignante pour bientôt.
16 mai 2012 at 7:59
Ben je crois que ça va venir…
14 mai 2012 at 7:16
Qu’est ce que c’est que cette histoire !!
15 mai 2012 at 7:34
Ben tu vois, c’est une petite histoire d’amour personnelle, comme tu les aimes…
15 mai 2012 at 4:29
Peste brune. On aimerait que ce soit de la fiction.
16 mai 2012 at 8:02
La peste ou la casse-couillite, je ne sais pas ce qu’ils ont, mais c’est très grave.
16 mai 2012 at 10:00
Mais la question qui me ronge: c’est vrai? Tu t’es vraiment fait dérouiller pour un crime de "sale gueule"??
La connerie je te rassure est largement répandue. Il y a environ quatre ans mon fils alors âgé de 17 ans s’est fait agressé à un arrêt de bus par cinq mecs (c’étaient des néo-nazis arabes. Bin si ça existe, en tout cas ils ont le même comportement débile que les européens) Bref ça s’est heureusement terminé par quelques baffes, je tremble rétrospectivement à l’idée d’éventuelles surinades. Il faut que je te dise que j’habite un quartier popu, une cité, mon fils a grandi avec des potes de toutes les couleurs et à tous les parfums. Ses deux meilleurs amis qu’ils considèrent comme des "frères qu’il n’a pas eu" sont un gitan et un cambodgien. Il n’avait que dix ans la première fois qu’il a été traité de "sale cul blanc" par des types venus d’une autre cité. Leur plaisait pas à ces cons-là que des gosses qui n’ont pas la même couleurs jouent tous ensemble, s’en sont même pris au petit libanais qui les déshonorait en faisant des cabanes avec des "français". Fallait diviser, que la haine règne.Des cons quoi.
Alors le racisme franco-français-blanc bien de cheu-nous, moi ça me fait doucement rigoler. Les indonésiens exterminent doucettement les Papous, pareil en Afrique où les Pygmées sont considérés comme des sous-hommes et tout aussi discrètement génocidés. La bêtise c’est dans les gènes humains je crois, quelle que soit la couleur ou l’origine.
Mais ce n’est pas incurable.
16 mai 2012 at 12:19
Je crois que je vois bien de quel quartier tu parles… C’est donc dans sa propre connerie que le raciste rejoint celui dont il se croit différent ? Puissent ces excités du cibouleau guérir de leur étrange maladie.
16 mai 2012 at 12:26
Non pas celle-là. J’habite en face de Misère les Mourants, sur l’autre rive. Ma cité est toute petite, le multiculturalisme ici c’est pas des mots.On a la chance d’y vivre encore en paix, sans barbus, sans excités du ciboulot comme tu dis. Mais alentours déjà c’est plus violent. Je vois mon quartier comme un bastion d ‘humanité. Je rêve sans doute en couleur, parce que ma foi, c’est plus beau
16 mai 2012 at 2:29
Je me disais bien que ciboulot ne s’écrivait pas comme ça…