Archives de Catégorie: 3e escale : Idylles industrielles

Vol

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                                                                	1 jour sous le scanner des numéros je fus ravi   mon sang menait ma vie sous le nombre 	0 on dit que mon Q.I ne dépassait pas	2 la pointure de ma mère avoisinait les 	3 ma moyenne à l’école était presque de	6 et mon salaire horaire en euros était	8 lorsque sur un tapis roulant tu es enfin venue tu lisais du Flaubert et c’était la page	1 je m’en souviens très bien car nous étions le 	4 octobre tu menais paître agrestement 	3 steaks hachés en grande surface et portais	2 colliers sur tes beaux seins mais nous avons à 	5 reprises en voulant ressortir sonné sous le portique

Into the wild

Photo : autoportrait de l’authentique Christopher McCandless

Adieu veau, vache... des siècles de mutations d'agriculture et d'élevage ont produit la tomate le maïs la patate le poulet le cochon le steak haché et moi en pleine nature combien de temps tiendrais-je ?

Icebergs

Il ne mangeait que surgelé et de peur qu'un rayon ne le blesse il partait à la chasse aux steaks hachés dans les rayons d'un frais supermarché Il ne buvait que des icebergs et parfois s'en allait à la pêche aux bâtonnets de fish dans les couloirs frigorifiés d'un entrepôt picard Il ne sortait jamais dehors hors le froid et dur fer de la bulle de son automobile laissant pousser de droits icebergs de métal et d'acier Il n'aimait que la chair bien bleue ses mots doux ses préceptes étaient nets sur la toile internet auréolant de vapeur d'eau tous ses copier-coller Il ne goutait que l'identique mais du vrai du réel du confus n'en mangea jamais plus Froids, les icebergs les ont vengés en l'avalant, lui : berk

Les remontées mécaniques

Pamela, Pamela Dans les flots des touristes Tu as l'air d'un petit pomélo Qui dévale les pistes Tu es le soleil exquis A la chair de neige Qui aveugle mes yeux En cette journée de ski Radieuse et si fraîche (Et lorsque nous aurons Consommé tous les monts Je brouterai la coque De trois crottes de bouc) Pamela, Pamela Je me sens plutôt triste Suffisamment paumé là Dans les flots des touristes Qui quittent les sommets Si loin des terres que nous habitons Là où nous nous précipitons Au bord des précipices Sur des précipités Aériens blancs et lisses Et sans aucune gravité (Tout est allé très vite Nous n'avons pas pu voir Couler sous le ciel bleu Les langues de brouillard Des strates nuageuses Dans les vallées, en face Pour avaler le peuple ancien mais coi des pins) En haut il y a la croix de Saint-Pierre en Chartreuse Sous le soleil radieux Pamela Des cimes où tu étais si heureuse Quand nous mangions du pomélo En bas : populations hiémales et grouillantes Où nous avons cent fois touché le fond Priant que le remonte-pente Nous mène en haut avant la fin

Fast food







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Plaisir  de vider les patates Dans la boîte à côté du sandwich : Chaque chose est à sa place C’est un repas en tête à tête Les frites baignent dans l’huile Les imbéciles pullulent Comme les bulles pètent Dans mon coca-cola « Allo, c’est moi, t’es là ? » Téléphonent à tue-tête Tous nos voisins de table Quelle chose horrible Avons-nous faite ? C’est ce fast-food Qui nous rend SPEED Vite ! Plus vite ! Bouffe ! La sauce Coule ! U. - S. - A. : love it ! You say ? Yeah…

Brouillon d’rédac’ sur une rencontre insolite

Quand tu écris des lettres et les timbres Le chien de nos voisins aboient A quatre pattes dans le jardin Tu ouvres la fenêtre et les asperge Dans l'eau bouillante (Moi j'écrivais des lettres et les timbrés Le chien Monsieur Martin Madame Dubois Toute la ferme dans le jardin Tous se la ferment enfin Donc j'ouvre la fenêtre) et les asperges Dans l'eau bouillante Sont juste cuites Ainsi c'est toi qui m'as ouvert ta porte Et l'on s'est régalés en s'accordant de suite

Esthétique d’une jardinerie

Tu devais seulement trouver une coupelle
Pour y recueillir l’eau des fleurs ornementales

Tu suivais le charmant chemin d’un labyrinthe
Orné d’une incroyable variété de plantes

Et naturellement au-delà des tonnelles
Et du chant zen et reposant d’une fontaine

Tu écoutais le doux gazouillis des oiseaux
D’adorables lapins gambadaient dans l’enclos

Tu avais donc trouvé un livre de cuisine
Au sein d’un intérieur décoré à l’ancienne

D’avis publicitaires et de carnets de timbres
Lorsque tu es entré dans cette chambre

Et naturellement tu te retrouves enfin
Au cœur d’un paradis de jouets pour enfants

Tu te retrouves enfin et tu es nostalgique
Tu repenses à ce beau parcours initiatique

Tu l’as déjà suivi cent fois au moins
Cent fois tu as omis la coupelle initiale
Où donc as-tu encore quitté le droit chemin ?

Quelqu’un t’a promené pendant une heure
Et cet endroit n’est plus une jardinerie
Un artiste malin a voilé les raccords

Tu n’y couperas pas il faut passer en caisse
Et au travers de toi-même homme heureux
Souriant au dessous d’articles entassés

Composition florale jardin zen
Pigeon en cage livre de cuisine
Hydre en plastoc et pub ancienne


La Métamorphose

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Tableau de Chagall, I and the village, 1911

 Si j'ai l'orgueil d'affirmer qu'aujourd'HUI !, Dans les plus somnolants de ses reCOIN !, Mon coeur a vu germer – n'offrant qu'un COIN ! A la belle â me sous son paraplHUI ! – Un être humain, accompli, et qui rHIIIII ! – Sachant qu'hier encore, sous le giBÊÊÊ ! Du sommeil de l'esprit, je succomBÊÊÊ ! Aux mauvais sorts de la simple idiotHIIIII ! –, C'est qu'à présent je suis un autre homMEEEEEUH !, Considérant les as tres scintHI-HAN ! Tout en interprétant ChateaubrHI-HAN ! Loin de la bête est l'homme qui aiMEEEEEUH ! Sans montrer aux pignoufs l'avide sOUAF ! De passion qui trépi gne sous sa cOUAF !.

2e ESCALE : IDYLLES INDUSTRIELLES


Fable (polysémies)





..Juillet 2010

Au milieu des canards d’un concert de canards, Dans un bateau canard  fait de bois de canard, Parcourant les canards d’un très mauvais canard, Pâle, dans mon canard je trempais un canard : Ayant volé une poule, j’avais fui un poulet De peur qu’il me canarde - cependant ce poulet Dédaignant hargneux chien et chien du pistolet M’écrivait des poulets, et m’appelait « ma poule » ; Donc, en chien de fusil, je piquais là un chien… La fille, ayant du chien, qui s’avérerait chienne, Me permit d’échapper à ce dur coup de chien Dont elle surgit, offrant hot-dogs et sacré-chien. Par un froid de canard et par un temps de chien, Moi, poule mouillée, el le, la poule aux yeux d’or.

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