Archives de Tag: animaux

Le chant des baleines de parapluie

Sur un vers de Marlène Tissot qui m’a longtemps trotté dans la tête (voir le poème du 24 avril 2012 au bas de cette page).

le jet d'eau d'une baleine s'évapore et retrouve un nuage qui pleuviotte sur la ville ouvre ton parapluie et écoute la chanson des baleines

Apparition de l’authentique ornithorynque d’Héraclite sur la plage de Saint Domingue

Je repense à tes sages sentences, Héraclite, en congé sur la plage de Saint Domingue. Soudain paraît en songe un vague ornithorynque, dans l’alliance des corps d’un fleuve hétéroclite : … « je suis ce que je mange, un insaisissable être qui fuit au gré du Gange » … … « fleur de sable empruntant aux bêtes et aux plantes mes futurs printemps – et mon cœur est hanté par les têtes fauchées de l'autre » … … « j’ai dans les yeux des chimères de souvenirs de vacances, des formules de lumière » … … « des univers phosphènes – où s'annihile des désastres la violence » …  Pfui ! Que figurait l’énergumène ? Ainsi tout s’amalgame et se transforme ?	Où est l’identité de mon âme sans forme ?

Je suis sans doute un axolotl

Je suis sans doute un axolotl Zarb et bloqué au stade d'une larve Attardée parmi les adultes Dans les mues des salamandres Inachevé et adorable Mon corps esqui sse qui seule se reforme Après toute ablation accepte Tout tissu hétéroplaste Il est donc rare que je m'énerve Car si je tchatche en mon natal nahuatl On me trouve inintelligible Présomptueux et inepte Et à Xochimilco je porte Aux derniers survivants de mon vieux peuple Le cœur d'une déesse morte Au temple où nul n'est l'adepte

La Métamorphose

***

Tableau de Chagall, I and the village, 1911

 Si j'ai l'orgueil d'affirmer qu'aujourd'HUI !, Dans les plus somnolants de ses reCOIN !, Mon coeur a vu germer – n'offrant qu'un COIN ! A la belle â me sous son paraplHUI ! – Un être humain, accompli, et qui rHIIIII ! – Sachant qu'hier encore, sous le giBÊÊÊ ! Du sommeil de l'esprit, je succomBÊÊÊ ! Aux mauvais sorts de la simple idiotHIIIII ! –, C'est qu'à présent je suis un autre homMEEEEEUH !, Considérant les as tres scintHI-HAN ! Tout en interprétant ChateaubrHI-HAN ! Loin de la bête est l'homme qui aiMEEEEEUH ! Sans montrer aux pignoufs l'avide sOUAF ! De passion qui trépi gne sous sa cOUAF !.

L’Etrange apparition du lundi 4 avril, quelque peu exagérée sur la fin

Avril 2011

Lundi après midi,     que j'étais en retard V'là t'y pas qu'en sortant     d'une banlieue moderne Pour aller au boulot     sur un grand boulevard Tout orné de verdure     et de bâtiments ternes Une cane et ses poussins en file indienne qui traversent Ah ! Vroum Tralala Et ron et ri-dondaine Je pile et braque à droite Un autre file à gauche Me traite d'anacoluthe Et mille noms d'oiseaux S'envolent Du boulevard Au fil des paraboles Des chauffards Ah ! Vroum Tralala Et ri et ron-dondaine Mais cependant la cane Poursuit son impassible traversée Sans se bouleverser De ses poussins la file indienne S'allonge sur les voies Se serre sur les bandes blanches Tandis que les autos S'écrasent dans les plates-bandes

Animaux croisés

juin 2010

L'autre jour ne passant dans une animalerie j'ai croisé le regard attendrissant d'un lapin et j'ai pensé à toi dans un éclair ma chérie comme il ferait joli au sein de l'appartement le pauvre sera mieux que dans une boucherie j'essaierais de l'apprivoiser tu t'occuperas du gamin il serait là embourgeoisé avec son air indifférent Annie où sont mes mots croisés>/pre>

Phoenix

Quand j’ai vu le jour
le premier jour où j’ai dit « j’aime »
quand j’ai su jouer de la guitare
le premier jour où avec une femme
j’ai fait l’amour le jour où j’ai pris ma première biture
celui où j’ai écrit mon premier poème
le jour où j’ai fumé mon premier pétard
celui où j’ai su que tu étais mon âme –
sœur à chaque note que j’ai jouée pour
toi pour autant de baisers que je te donne
à chaque vers que j’ai écrit pour
toi pour autant de baisers que je te prenne
et chaque fois qu’on a connu de l’ivresse l’ardeur
je renais de mes cendres

Novembre 2010


Un merle, deux boules Quies, trois haïkus

Ah ! Le chant du merle Au mois de mai, dès cinq heures... Où sont les boules Quies ? Salopard de merle Aux phrasés tordus et brefs... Free-jazz du printemps ?! Le chant du haïku, Quand le merle, enfin, s'est tu, M'a mis debout... Ah !

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