Archives de Tag: atome

Ma poupée russe

echographie-poupee-russe

a
déjà l’atome
de l’idée
d’un enfant avec
l’idée d’un gosse aux tripes
dans
le ventre


La vie est un songe

Je ne peux pas nier l'existence du vide Quoique par son essence il ne puisse exister Le monde est plein de vie L'atome est fait de petits riens Le monde est plein d’un vide – Sans lequel il n’y aurait rien de Ce monde où nous évoluons – Qui donne une assez grande Liberté à d’infimes grains Avant l’heure de ma mort quotidienne Dans mon esprit vidé de toute idée Naissent des contrées hawaïennes Qui n’ont pas d’autre sens en vérité Que de jouer sur ma libido Nous voici dans un magnifique jardin A double tranchant Où poussent des arbres de vie sur des fleuves de sang Et c’est là – en plein cœur je suis là tu es là Tout ça n’a pas vraiment de sens Qui a créé tout ça ? Pourquoi ? Qu’importe d’être là c’est déjà une chance

Ribosome in love

Je lis et je relis les œuvres d’antan Assis à mon bureau dans mon appartement Qui est dans un immeuble au cœur de la cité énorme La moindre de mes cellules est une ville flottante aux bâtiments protéiformes Métal Huile béton  eau et verre ou bulles Tout ça serait à peu près la même chose Si d’énormes vaisseaux extraterrestres Venaient nager tranquillement au gré des courants d’air Circuler dans les rues dans les buildings démantelés Du cœur de la cité Cet antique message nous parvient encore Fragments ondulatoires d’ARN messager errant dans l’atmosphère Et ce sont nos propres ribosomes Qui feront naître ces idées protéiformes Et bâtiront les villes de demain ! Surtout, il n’y a pas beaucoup d’amour Dans les cellules du corps humain Des ouvriers moléculaires s’attirent et se repoussent Poussent des édifices selon flux monétaires ou transports d’ions La moindre de mes cellules est un état totalitaire Il y a peu de compassion Dans les prisons du corps humain Chacun porte le poids de la cité, des puissants et du monde Chacun porte le poids du moindre de ses atomes Chacun porte le poids du plomb Et moi, assis à mon bureau Scotché à mon écran Je lis et je relis les œuvres d’antan Pareil aux apocryphes ribosomes En voulant donner vie à des idées protéiformes Alors qu’il y a une femme à peau et au cœur d’or Assise juste là en face de moi à mon bureau Qui m’aime et que j’aime et qui me dit et me redit souvent Que je ne fais pas assez attention à elle

Hiroshima dans ma caboche

dans mon cerveau mon cœur éclate noyau scindé Nagasaki Hiroshima dans ma caboche tu m’as quitté et puis rien

Boucles de boucles de vies

Espace interstellaire Des corps infimes Gravitent Allo... Allo ? « Votre correspondant est actuellement en ligne Veuillez renouveler votre appel ultérieurement » Là, l'embryon d'un fœtus Et le développement de l'homme Sous les panneaux indicateurs L'inébranlable loi de la physique Enfin : la femme Au creux des interstices C'est d'un atome aveugle et borné Que se déploient les ponts hydrochimiques Clic clic Clic clic clic « La connexion avec a été réinitialisée Veuillez vérifier la syntaxe de l'adresse » Voici, qui flotte, le manuel d'assemblage d'une chaise Ainsi qu'un somptueux derrière en suspension Voici les midinettes, au travail à la chaîne Et sur les bancs de l'universalité Le grand tonneau qui n'est jamais vide Dans le néant des pyramides Qui ornent les billets de banque Il y a là une énergie incommensurable Où s'accumulent des planètes Attirées repoussées attirées repoussées... Mayday... Mayday... « Tour de contrôle à Tango-cash Tour de contrôle à Tango-cash Avons perdu signal radio » Dans la chute de l'embryon d'un fétu de paille embrasé Au milieu de la masse aiguisée des aiguilles Dans un décor en carton-pâte de nulle-part De lumières colorées clignotantes Nous sommes perdus dans la foule excessive Des grandes étendues de rien du tout Et de promos de Noël absurdes et alléchantes Et puis, c'est carrément le tonnerre, au fond des océans Là où les micro-algues gobent Les prédateurs qui les avalent Nous sommes heureux de vous faire part D'un heureux événement « N'habite pas à l'adresse indiquée A renvoyer à son expéditeur » Et revoici la solitude immaculée Et les déserts torrides, oblitérés sous la neige C'est un grand pas pour l'humanité C'est un grand pas pour pas grand chose C'est un grand pas pour rien Il y a maintenant un beau jardin Combien a-t-il coûté à qui ? Un beau jardin d'Eden Encadre la peau rose de ta maison Où étais-tu ? Allo ? Où étais-tu ? « Je l'avoue, j'ai parlé à la légère, J'ai parlé une fois, je ne répéterai pas » Et l'embryon d'un fétu de paille Le développement de l'homme-torche Sous les panneaux solaires L'inébranlable loi de l'attraction des corps physiques Enfin : la femme Allo... Allo ? « …...................................................... »

Depuis l’immense espace interstellaire…

Depuis l’immense espace interstellaire
Aux plus infimes interstices
Des calmes sphères énor mes qui gravitent
Jusqu’à l’atome surréel

De l’écorce des pla ques tectoniques
Au molécules de ton sang
Du fond des plages aux vagues sur la anse
Et aux félins qui te taquinent

A nos corps qui s’éloi  gnent dans le lit
Aux yeux rieurs encore hier
Ce soir qui pleu rent des choses futiles…

…De tout cela au moindre rien
Toi, moi : on se repousse et puis on s’aime
Ce qui nous lie ne meurt jamais.


Trois petits poèmes d’amour

Les frôlements de la lumière Au fin fond du coin d’un œil Un atome frissonne « Ça, c'est du rouge ! » Ailleurs pourtant dans le coin d’un autre œil On la verrait plutôt vermeille Nous avons un terrain d'entente : « Faut qu'ça saigne !!! » Ce n'est que le début d'un conflit nucléaire Et nous voici de nouveau face à face Les yeux dans les larmes Les yeux dans les âmes Et je peux voir dans ton esprit Des univers entiers de chimères Que tu as tort sur toute la ligne Que moi aussi et que nos cœurs gonflés à bloc De reflets du réel Sont pour le moins deux belles infidèles Où viennent boire nos raisons morales Qu'a voulu dire le talentueux auteur De ces étranges poèmes d'amour ? Eh bien, deux choses : Grand un : Personne ne perçoit le monde tel qu’il est Nous avons tous tort sur à peu près toute la ligne Grand deux : Tout le monde a dans l'esprit des univers entiers Des constellations de chimères et d’images phosphènes Grand trois : Nous avons tort Mais nous sommes beaux Réconcilions-nous Aimons-nous Quant à nos conflits thermonucléaires Tout n'est au fond que jeux de mots C'est bien ça, je cajole le feu par le feu Nos désaccords sont atomiques Et notre amour universel

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