Archives de Tag: humour

Carotte

nous construisons des ponts des routes et des gratte-ciel vers des calottes glaciaires de monnaie de pétrole qui s'envolent en fumée vers des carottes de croissance infinie qui flottent on ne sait dans quel vaste lieu imaginaire où nous disparaîtrons comme des mulets sous des amas de noms de marques de mots abstraits de liens légers immatériels pour rien

La leçon d’ortaugraf

C'est pourtant pas bien dur D'écrire correctement Sans avoir l'air d'un annal d'un analfa d'un analphabbé D'un ilétrer Faut qu'on conjugues les verbes à la bonne personne Faut mettre un -s- au plurielles sauf pour les mots en al Un -e- aux adjectifs féminines sauf pour les épicènes Faire attention aux zones aphones aux homofaubes aux hommes aux faunes Atout se qui sang bleu ceux qu'on fondre Et aux finales en -ai- de l'infinitif du participe passer qu'on peut facilement échangé Sans oublivier de conter Les lettres estymologîques Et les doubles conssones Breffe, il fault abandonné son ame d'enfant Ou tout es encores un peut kung-fu Car c'est beaucoup de règles compliquées Qui font rager les pédé les pédo les pédagog Les prof de francé Alors qu'il n'y a qu'une règle qui marche C'est de lire beaucoup Édeumémmorizéllimmâjedémo

J’accousi, y’accousa

Assis au fond du jacuzzi Avec l'accent des mafiosi J'accousi ! J'ai fait une croix sur les pizzas Sur mes cigares d'Indonésie Et sur les filles de Malaisie Je suis sorti sur la plaza Dénoncer la bande à Gaza Au milieu des paparazzi J'ai dégainé mes deux uzzis Et j' ai buté les yakuzas Je suis comme ci, je suis comme ça Assis au fond du jacuzzi Avec l'accent des mafiosi Y'accousa !

Métamots

- Je t’écris ces mots divers,
métamorphosés
par la fantaisie…

- Jeux aigris, ces modes ibères,
mets amorphes ! ô, ces
perles vendent, et si !

- Je t’ai pris ces maux d’hiver,
et ta morve osait
parler d’endémie…

- Chut ! et crie ces maudits vers :
« et ta mort faisait
peur à Van Helsing… »

2006


Le poète qui dit pouet

Janvier 2011


Seaux

Tant va la cruche à l’eau…
Décembre 2010


Ce soir-là Pierra et moi nous étions seuls


Ce soir-là Pierra et moi nous étions seuls au sommet de la to u r M ont p a r nasse j’étais bourré il pleuvait fort elle me dit dis mon Dégueulion pourquoi tu dors entre nos corps repose l’unique espoir de l’avenir qui nous menace je lui réponds mais qu’est-ce que tu racontes encore car aujourd’hui le monde est à l’envers ne vois-tu pas qu’il est l’heure de mon match de foot alors je te le dis non sans un brin de honte tu es de ces bergères qui me donnent envie de gerber elle alla appeller sa grand-mère il y eut comme un caillou qui brisa la fenêtre et l’on put voir de pauvres hères apparaître Allez savoir les femmes et comme je n’étais plus seul au sommet de la to u r M ont P a r nasse dans ma largesse immense le déluge d’alcool portait les supporters de ce match de fêlés qui franchissaient le garde-fou de l’arche les cadavres suicidés qui éclataient sur le sol enjambaient le parapet de ma spacieuse terrasse n’importe dans quel sens il pleuvait de la bière de la bière je rendais il pleuvait des cadavres des cadavres je rendais il pleuvait de la foule de la foule je rendais il pleuvait des femmes des femmes je rendais il pleuvait du sang du sang je rendais il pleuvait des cailloux des cailloux je rendais Evidemment que le soleil revint tandis que tout le monde tout le monde était au sommet de la to u r naze  M ont p a r indubitablement galope à nouveau à la fin l’étalon dans les prairies de jadis tandis que les dernières fleurs se laissent hélitreuiller bien sûr que rien ne sera ni mort ni rené qui à présent viendra quand il voudra voir la télé et oui c’est vrai Pierra était partie mais la partie n'avait cessé de faire battre mon cœur et les nouveaux acteurs les piliers des nuées alcool football sang femmes foule cailloux et téléphones à l’horizon élaboraient leurs oraisons si au matin je m’éveille la tête à l’envers c’est le ciel bleu non les gravats que je verrai et si j’ai des rêves de verdure il y a le petit bosquet vert de nos cadavres de bières au fond noyés naissent les spectres des mégots ils montent dans le ciel indigo qui revêt le plafond du studio 

juillet 2010


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