Le Parapente

De la vue du haut de la Dent de Crolles, des parapentes, et de l’un d’entre ceux-ci, qui allait plus haut que les autres, en utilisant les courants ascendants sous les nuages.

Au fond sphérique d’un antique éboulement,
Ecrabouillés, sous l’acte de la pesanteur,
Au milieu des rampants, et de nos puanteurs,
Sur un plateau, Dieu nous offrait son firmament.

La Terre, centre relatif et embarrassant,
Embrasse ses hôtes de larges atmosphères :
L’aérium aux fins gazeuses et arbitraires
Offre divers horizons aux convalescents.

Flottant dans l’air, à la manière des hippocampes,
Tandis que pour nous survient l’heure de la sieste,
Que les corbeaux se délectent de quelques restes,
Que les nues mènent mollement vagues estampes,

Les parapentes, sources et puits de sensations
Ou de tentations, de leurs oblongues alaises,
Eprouvent les courants autour de la falaise :
Corail, et plancton parasol en suspension.

Sous la couvée tournoyante d’un cumulus,
Plagiant au pissenlit le suspens de sa graine,
Remontant l’imperceptible hélix d’ADN,
Puis coulant calmement au prochain omnibus,

Point vertigineusement l’élite des ailes,
Dodeline dignement maître Dent-de-lion.
Me trouverais-je autour de la Cité de Sion ?
Serait-ce Shiva dont scintillent les dentelles ?

Toutes phases à leur cadence, éternelle danse ;
Fantaisies des hauts vents, flots figés des massifs :
Damnation des nuées… N’allons pas dépressifs !
La sélection naturelle est joyeuse errance.

Mardi 30 Août 2005,
Dent de Crolles

À propos de Langda


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