Vers sacrifiés


Il y a un reptile qui rode au fin fond De la jungle amazone de mon cœur Parmi la pierre des ruines sanctuaires Couvertes de mousse de plantes parasites Ressuscitent les spectres des foules hystériques Baignant dans le sang que saignent les décapités Tandis que le grand Aztèque de la pauvre Juanita Brandit au dessus du cratère le cœur désincarné De braves brebis pendent au sein du monde moderne Ah, nous pouvons rendre grâce au fils de Dieu Oui, il fallut que je passe la nuit sur un jeu vidéo Décimant par centaines ces connards de nazis A la télé, on rediffuse la vie privée d'Ozzy Osbourne suivie des bacchanales de Black Sabbath Un lycéen massacre ses camarades à l'arbalète Du sang, du cœur, vite, mon roman policier ! Se peut-il qu'on contienne le démon ancien Qui déchire nos ventres en ces contrées lointaines ?

À propos de Langda


2 responses to “Vers sacrifiés

  • Pivoine

    Le cerveau reptilien, ça te dit quelque chose? Il n’empêche, cela est fort joliment dit ce; « Il y a un reptile qui rode au fin fond
    De la jungle amazone de mon cœur »
    Petite note rappelant une certaine Chloé et un Nénuphar.
    Et que penser de  » la jungle amazone », sommes-nous en Amazonie ou/où une belle amazone galope sur ton cœur ?
    Quelle drôle de balade du reptile, aux Aztèques, aux colonisateurs espagnols ou portugais. Et le Fils de Dieu avec les moutons de Panurge ou les brebis galeuses. Touillons le tout et hop voila les nazis à décimer en jeu vidéo. Heureusement, il nous reste les actu de l’été avec au choix:
    1-Black Sabbath (mais où sont passées mes boules d’oreilles)
    2-Les massacres entre mineurs (mais non Renaud, je ne t’ai pas sonné, relit Germinal et reste en vacances encore un bout)
    Tout compte fait, vue la grisaille et mon manque de vitalité j’m’enquillerai ben un roman policier
    Et retour à l’envoyeur avec le démon ancien qui rime avec reptilien. Tu sais le serpent et la tentation du mal (hein?).
    Tout ça n’est pas très chronologique d’ailleurs, mais je m’en fous.
    Et si un seul s’en sort ce sera celui-ci, le reptile tout programmé qu’il est pour survivre sans se poser de questions.
    A + pour découvrir tes écrits

    • Langda

      Très heureux de te relire enfin, ça fait un bail ! Oui, le cerveau reptilien, c’est un peu de cette idée que je suis parti. J’écoute ma très chère compagne me raconter « Il faut parler de Kévin », roman à propos d’un des massacres lycéens qui ont eu lieu aux USA, écrit par la mère du tueur en herbe…J’ai donc un peu divagué sur cet étrange goût du sang que tous les êtres humains ont plus ou moins : il faut du sacrifice.
      A très bientôt

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