Prosopopée de l’arbre

2005

Dégustant, Tranquillement savourant D’impalpables rayons de lumière Apaisant les lieux de la douceur du vert, Emplissant les cieux d’autant d’air Qu’il vous en est nécessaire, J’attends, imperturbable, Les pieds Dans le sable, Que s’attache Un oiseau sur ma branche. Que mille fourmis Chatouillent Mes hanches : Je demeure, Bien sage, Et j’ai l’âge De toute votre race. Ailleurs, la Terre étale sa trop passive et trop pesante platitude, Sur les restes De nos ancêtres Qui pourrissent, me nourrissent, Et se volatilisent A l’arrière De vos Voitures.

À propos de Langda


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