Trois petits poèmes d’amour

Les frôlements de la lumière Au fin fond du coin d’un œil Un atome frissonne « Ça, c'est du rouge ! » Ailleurs pourtant dans le coin d’un autre œil On la verrait plutôt vermeille Nous avons un terrain d'entente : « Faut qu'ça saigne !!! » Ce n'est que le début d'un conflit nucléaire Et nous voici de nouveau face à face Les yeux dans les larmes Les yeux dans les âmes Et je peux voir dans ton esprit Des univers entiers de chimères Que tu as tort sur toute la ligne Que moi aussi et que nos cœurs gonflés à bloc De reflets du réel Sont pour le moins deux belles infidèles Où viennent boire nos raisons morales Qu'a voulu dire le talentueux auteur De ces étranges poèmes d'amour ? Eh bien, deux choses : Grand un : Personne ne perçoit le monde tel qu’il est Nous avons tous tort sur à peu près toute la ligne Grand deux : Tout le monde a dans l'esprit des univers entiers Des constellations de chimères et d’images phosphènes Grand trois : Nous avons tort Mais nous sommes beaux Réconcilions-nous Aimons-nous Quant à nos conflits thermonucléaires Tout n'est au fond que jeux de mots C'est bien ça, je cajole le feu par le feu Nos désaccords sont atomiques Et notre amour universel

À propos de Langda


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