Chanson de la plus haute tour

Grouillons, futurs élus !
Au ciel, aucun Salut !
Le chevalier dans l’illusion
Sauvera-t-il notre princesse ?
Sondera-t-il la Création,
Le fond du sein de sa déesse ?

Bientôt viendra le temps
De voir son corps touchant –
Ainsi que la verte prairie
Laissée aux bulldozers farouches
Qui saccagent sa peau fleurie,
La tapissant de sales touches !

Un building de cent tonnes
Au cœur de Chinatown !
Et vlan ! Princesse, non, non, non !
Il ne faut pas que tu t’arrêtes !
Sans cesse, grimper les échelons,
Monter, descendre, ô amourette !

Sainte Marie ! Tes fesses !
Oisives de jeunesse !
Au sommet de la tour (ding ! dong !)
S’élève la température :
Il y a le feu dans le building !
Nous sommes tous under pressure…

Chevaliers, au donjon !
Avec nous, fins Doms Juans !
Nous voici spermatozoïdes
Partis en quête des gamètes !
Nous voici mille astéroïdes
Prêts à raser notre planète !

Grouillons, futurs élus !
Au ciel, aucun Salut !
Le chevalier dans l’illusion
Sauvera-t-il notre princesse ?
Sondera-t-il la Création,
Le fond du sein de sa déesse ?

À propos de Langda


2 responses to “Chanson de la plus haute tour

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