Tranche d’âme taillée dans un rêve IV

Gravure de Marilyne Mangione

C’est une ancienne bâtisse presqu’en ruines sur une presqu’île Et un mystère inutile englouti sous les abysses D’un lac ne laissant apprécier que des reflets de peupliers et leurs cadences factices  Et leurs cadences caressaient le ciel et l’eau sans oiseau sans poisson Au fond de la vieille maison altérée par les essais réitérés d'un flux ancien Qui peu à peu avait fait sien Le sol sur lequel je paissais Et de ce sol passait la pierre Comme si la pierre était de l’eau qui émergeait de ce château d’eau en ruines comme du lierre en tressant un très grand Minotaure – Et donc, de perdre le Nord moi, je n’étais pas très fier Je n'en menais pas large imaginez les fluctuations médusantes les fluides dans les veines translucides palpitantes qui dessinaient Son corps humanoïde et sa tête de bovidé : Que pouvais -je baragouiner ? Et qu'avait-il à me dire ? à moi infâme minus dans le palais de Minos ? Il avait l'air de me maudire ce grand minotaure d'eau Or les méandres tordus de son corps je pouvais les lire !

À propos de Langda


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