Tranche d’âme taillée dans un rêve V

J’avais appris à trancher les géants hideux des sous-sols Et je tenais, dans ma main, le creux des stations-essence Que je faisais chanter comme des sirènes Et ma propre grand-mère voulait saisir le pourquoi du comment Quand l’extérieur plongea dans une pénombre partielle Dehors un astre cachait le soleil Cinq, en fait, qui se distinguèrent En partant dans toutes les directions Comme les bras des danseuses indiennes Tandis que la Terre semblait se renverser Il se traçait d’invisibles lignes verticales Deux astres dont l’un était blanc Et moucheté de taches rouges Passèrent dessous avec la célérité grave Et lente des mouvements des planètes Nous, nous étions légers, légers comme des anges Et nous quittions le sol, calmement

À propos de Langda


17 responses to “Tranche d’âme taillée dans un rêve V

  • racbouni

    Le Stupéfiant Image cher aux surréalistes ! Un air de Benjamin Péret là dedans… Que de rêves étranges nous faisons n’est ce pas ? Trucider des géants de sous-sol, léviter comme un ange…

    J’ai pour ma part déjà rêvé que je décapitais un ami avec une feuille de papier, sa tête roulait dans un escalier en colimaçon, et je riais, je riais, jusqu’à ce que la tête atterrisse au rez de chaussée. Là je me suis mis à regretter mon geste et à pleurer.

  • racbouni

    Au fait, quand tu t’en sentiras le courage ou l’envie (ou les deux) tu pourras envoyer tes productions là, n’oublie pas :

    Édition Sans Sucre ajouté

    27 Rue Mont
    23200 Aubusson, France

    tel : 05 55 66 47 83

  • ignatius

    Et dire que tu me suspectes de prendre des « substances »… J’appelle le centre antipoison.

  • Kajan

    abus de moquette
    ce repos qui quête
    l’oubli jamais acquis
    le pardon pour qui
    pour quoi ces mots s’envolent
    le son d’une pensée folle

  • racbouni

    Tiens cadeau :

    Grammaire

    Peut-être et toujours peut-être
    adverbes que vous m’ennuyez
    avec vos presque et presque pas
    quand fleurissent les apostrophes

    Et vous points et virgules
    qui grouillez dans les viviers
    où nagent les subjonctifs
    je vous empaquette vous ficelle

    Soyez maudits paragraphes
    pour que les prophéties s’accomplissent
    bâtards honteux des grammairiens
    et mauvais joueurs de syntaxe

    Sucez vos impératifs
    et laissez-nous dormir
    une bonne fois
    c’est la nuit
    et la canicule

    Philippe Soupault

    • Langda

      Hé hé ! Merci ! J’avais déjà lu quelques textes de Soupault de ce genre… N’empêche, il maudit la grammaire, mais il n’y a pas une faute de syntaxe ! Je préfère rendre hommage à la grammaire en faisant des fautes exprès.

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