Sonnet pour clous (Houellebecq aux pessimistes)



Que le bonheur soit éphémère Ne l’écrabouille pas On s’emmerderait, au contraire Sans des malheurs parfois Suffisamment lourds et intenses Pour goûter pleinement Les phases exemptes de souffrance Où l’on plante nos dents Ô clous fichés dans le réel Que les coups du marteau Assènent de plus belle Dans un volatile concerto Au moment où la mouche Prisait les joies du hasch

À propos de Langda


11 responses to “Sonnet pour clous (Houellebecq aux pessimistes)

  • racbouni

    La vie en montagnes russes, qui dit mieux ?

  • Kajan

    mouaaaarf… qu’est-ce que je disais…………. moquette?

    • Langda

      La mouche, c’est n’importe quel quidam qui était en train de goûter la douce drogue du bonheur, splashé en plein vol par le retour des problèmes…

  • Désirée

    En tout cas lol pour le jeu de mots ^^

  • Pivoine

    Salut Langda, comme d’habitude tes écrits les plus courts sont ceux que je trouve les plus intenses. Ils atteignent la cible pile poil en plein cœur et font mouche avec ou sans hache. Haché menus nous voila devenus regardant platement les enjeux entre être ou ne pas être. Le bien et le mal pactisent car ils ne peuvent exister l’un sans l’autre; au même titre qu’optimisme et pessimisme. A ta future lecture et » bonjour chez vous » (le prisonnier, série télévisée avant-gardiste des années 70)

    • Langda

      Hello ! Toujours impressionné par la pertinence de ta lecture : ça fait plaisir ! Mais je trouve que les écrits longs sont aussi davantage propices à la rêverie, aux images, au partage du monde plus ou moins hallucinatoire d’un ailleurs poétique… Le problème est surtout qu’ils sont du coup moins accessibles : les gens décrochent…
      Je ne connais pas l’ancienne, mais j’ai vu la série récente en 5 épisodes qui reprend le scénario du prisonnier, avec Ian McKellen : vraiment bien, pour une série !

      • Pivoine

        Le problème n’ est pas que je décroche sur tes poèmes longs. La réalité tient au fait que je lis plusieurs fois ton poème en même temps que j’ écris un commentaire afin d’être au plus juste de ce que je ressens. Pour tes écrits plus longs, je n’arrive pas à mémoriser ton propos, je me contente de les lire. A +

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