Sincère ment

« Cette phrase est fausse »

bouffer baiser chier jouir tout homme sincère ment

À propos de Langda


17 responses to “Sincère ment

  • desireethome

    Par association d’idées, je vois que « ceci n’est pas une pipe ».

    La question vraiment importante est: est-ce que ceux qui ont des chiottes en or y posent des pépites???

  • racbouni

    Et déjà, de quoi sert que l’homme parle ?

    • Langda

      Des théories disent que l’homme a eu besoin de parler quand il a dû élaborer des stratégies compliquées de chasse en groupe pour attraper du très gros gibier. Qu’est la littérature sinon l’exposé d’une stratégie de chasse à la bouffe céleste ?

      • Etage41

        Ah ah, pas mal !… Mais que faites-vous du chasseur solitaire, du « Loup des steppes » ?… De celui qui voudrait établir d’autres fondements que ceux de ses viscères sans dénier les besoins et les douleurs qui l’assujettissent encore à elles ?… De celui qui ne chasse qu’en lui, hein ?… Vous avez vous aussi une théorie du cerveau reptilien qui recouvrirait toutes les ramifications du cortex frontal ? Un pré carré de la connerie qui l’emporterait sur le « continent subtil » ? Du mammifère ancré dans sa nature sur les colonies de l’esprit ?
        Je suis toujours étonné de constater que les « darwiniens » de propos le soient aussi peu, dans le fond…
        Cordialement ( la cordialité étant une stratégie cannibale 😉 )

        propos le soient aussi peu, dans le fond…

        • Etage41

          Tiens, il y a eu un écho… involontaire, je vous prie de le croire… burp… La dernière ligne est overdosée… Encore un truc que le cromagnognesque esprit n’avait pas anticipé : une bourditude virtuelle en flash réminiscent ! Ouaarf !… 😉

          • Langda

            Je rebondirai justement sur cet écho comme une balle tirée dans le pied de votre propos : dans la logique darwinienne, il me semble que le langage apparaîtrait plutôt par le plus grand des hasards, sans aucune raison, et subsisterait parce qu’il n’empêche pas l’espèce de survivre, c’est tout. Donc en effet, mon propos n’était pas vraiment darwinien et ne prétendait pas l’être. Mais j’adhère à tout ce que vous avez dit d’autre, cerveau reptilien et mammifère ancré dans les conneries de l’esprit, sans être sûr qu’il s’agisse non plus de propos darwiniens…

          • Etage41

            Je ne voudrais pas vous rendre moins content de vous-même ou vous donner à imaginer que vous êtes né dans un chou mais… bon, comment le dire genti-ment… « sincère ment », c’est un jeu de mots mille fois répété par Lacan, et par la suite par ses disciples… Même Dr House – qui n’est pas réputé pour être lacanien – s’y est mis dans la traduction française, c’est dire s’il faut se méfier des jeux de mots faciles – aussi justes soient-ils !… Je l’aime beaucoup cela dit, je le trouve « exact » et au-delà… Malheureusement, « tout le monde » l’avait déjà trouvé et ne l’osait plus… A part Derrida, tiens, maintenant que j’y pense…
            Quant à mon interlude « darwinien » et ses divers échos, dans la chambre de résonnance, je ne suis pas sûr que vous ayez pigé où je voulais en venir… Mais c’est ma faute : j’avais mis mon pied sous votre balle, et je me demandais si vous auriez la faiblesse de la sortir de son trou…
            Au plaisir de vous RE-Rheu-lire. 😉

          • Langda

            « Untel a déjà dit ceci, Untel a déjà dit cela » est aussi une parole que nombre d’untellectuels ont déjà dite et redite et sont parvenus à vider de son initiale absence de sens à force de répétition.
            Essayer de penser par soi-même les trucs qu’on répète sans le savoir me paraît plus intéressant, même si c’est chou, et qu’on pèche par autosatisfaction, alors que tout, et non seulement les jeux de mots faciles, a déjà été dit. Mais à part ça, en quoi le fait d’avoir déjà été dit devrait-il susciter notre méfiance? Les idées ne sont pas des iPhones : on peut très bien se satisfaire des anciennes.
            En effet, je n’ai pas dû comprendre grand chose à votre premier commentaire, et m’em-baller pour rien. J’aurais dû me concentrer sur le chasseur solitaire, qui me paraît plus intéressant. A vous d’être plus clair (n’abusons pas de la boisson). Votre eau est trouble et je n’en vois pas le fond. Enfin comme vous voulez. Au plaisir

  • racbouni

    Les mots sont tous des mensonges, mais on n’a pas encore trouvé mieux pour canaliser sa pensée et maquiller ses pulsions.

  • Nounedeb

    Tout homme scince? Je prends!

    • Langda

      NDLR : l’auteur décline toute responsabilité concernant les jeux de mots prévus et imprévus identifiés dans ses œuvres et l’efficacité de la wassingue fournie avec tout homme scinçant (encore un nouveau mot de chez toi ! Merci !)…

  • ignatius

    bon, alors d’abord, je trouve ce texte profond, en cela qu’on peut l’aborder et y réfléchir selon plusieurs axes, mais le plus drôle est que ce poème fonctionne selon un mécanisme tronqué, grammaticalement il semble dire quelque chose, mais la syntaxe nous montre que non, c’est ce qu’on appelle une anacoluthe, non ? en fait, c’est un miroir déformant, c’est notre pensée qui veut apparaître dedans et lui donner du sens, en réalité il n’en a pas. C’est donc très bien joué, et bien moins naïf ou enfantin qu’il n’y paraît. Si je me laisse abuser par ce que j’ai envie de voir dans ce miroir, je te dirai que ce texte est un mensonge, j’en veux pour preuve que les suicidés ne sont que rarement des gens qui se trouvent privés de se nourrir, de chier, de baiser ou de jouir, donc ces fonctions-là, si elles sont fondamentales, ne sont pas essentielles. Mais ? mais je me suis fait avoir, tu ne disais pas ça dans ce texte, d’ailleurs tu ne disais rien. ah ah. Well done !

    • Langda

      Les suicidés m’ont quand même l’air d’avoir été privés de jouir, surtout si on prend le terme dans un sens très large, qui englobe tous les autres (ça fait du bien de bouffer, baiser, chier) et encore d’autres. Pour moi l’anacoluthe ne dit pas rien, au contraire, elle cache plutôt tout le sous-entendu : bouffer baiser jouir (c’est tout ce qui compte) : tout homme sincère ment…
      Mais ce texte est quand-même un mensonge, parce qu’on peut le lire d’une manière qui sans anacoluthe dit le contraire de celle que tu décris : si on reforme le mot « sincèrement », c’est une phrase de programme poétique naïf à l’infinitif…
      Ambiguïté, ambiguïté… Je m’y perds : c’est le paradoxe d’Epiménide, mais encore plus compliqué…
      Enfin, content de voir que je ne me suis pas pris le chou pour rien !

  • isadora

    bof,le stade anal de la pensée
    et c’est vrai que des ‘bouffer baiser chier’ il y en a des kilomètres sur le ouèbe!

    • Langda

      Ah, c’est déjà pas mal, le stade anal, c’est au moins le deuxième, mieux que rien…
      Bon, en effet, il y a beaucoup de « bouffer baiser chier » sur le web, mais peu importe. Mais malgré l’autosatisfaction dont je fais il est vrai affreusement preuve ci-dessus, je n’ai jamais pensé révolutionner le monde avec ce poème ni avec aucun autre. En même temps, ceux qui ne sont jamais contents d’eux-mêmes m’énervent autant ; et puis ce texte faisait suite à une discussion avec Ignatius, discussion que nous poursuivions simplement ici.

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