Gerber

descendre l'insensé flot d'essence dorée aux soirées arrosées de nos adolescences 	     laisser tomber       lovés sur le béton nos deux          vélos volés    et sur la blanche neige des cloaques    de nos jeunesses alcooliques – ton corps, cheval crevé offert dans les fourrés – les valses de nos rêves, tes trips –       à quatre pattes sur le sol de la patrie – gerber bergère aux anges    de notre hymen prémédité      dégobiller       les corps étranges de nos deux    nations alliées vomir encore,       aigris nos corps 	nos vies grisées et notre aliénation     et nous    quitter le cœur 	  noué (je sais même pas t'es qui)

***

Illustration tirée du film Les amants du pont neuf, Léos Carax, 1991

À propos de Langda


6 responses to “Gerber

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