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l’hiver
on s’habille

quand

la nature au contraire
se met toute nue

elle montre à tous sa peau de terre toute jaune
tachetée de feuilles rousses

les cheveux gris de ses branchages

hirsutes
ses vieilles ravines
boueuses abandonnées

on dirait une grand-mère fébrile
qu’aurait voulu aimer une dernière fois

avant de finir

ensevelie
sous les neiges éternelles

sauf

qu’il lui reste toujours
quelques fleurs de primevères

prêtes à bourgeonner

comme de l’acné juvénile
sur la peau d’une gamine

malicieuse

***

(j’ai oublié mon appareil photo mais j’ai quand même pris des poèmes)

 

À propos de Langda


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