La pelle de la forêt
(lettre ouverte à l’esprit de Jack London)


cher Jacques
de Londres
ici y fait 3°C au soleil
nous on aime bien mais bon

c’était p’t-êt’ pas la peine de m’remercier
d’avoir forcé des centaines de cinquièmes
à lire tes livres

en m’faisant jouer
au chien d’traîneau
charriant une poussette
tout-terrain installée
sur une
luge

tu sais
j’ai l’impression qu’mon fils et ma nana
s’prennent un peu trop pour des trappeurs
quand ils me crient
« PLUS VITE PAPA !
PLUS VITE ! » en équilibre
là-d’ssus

mais comme
j’ai encore une pépite
de sept ou huit kilos
qui dort
dans mon
traîneau

et qu’ma
mine d’or
c’est leurs
éclats
de rire
quand
j’m’étale
dans la
neige

j’veux bien
qu’tu d’mandes à tous tes personnages
si y’a une aut’ manière de braver la poudreuse en famille
quand on n’a ni raquettes ni skis et deux gosses en bas-âge
vu qu’y s’y connaissent bien
asskip’

PS : tes romans du Grand Nord
est-ce tu t’imagines où j’me les fourre ?

et mes fourrures
j’te dirai pas
où j’les capture
quand j’me réchauffe
près du feu
de ma
meuf

À propos de Langda


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