poésie biologique

les cinq silences
d’une chêne humaine

voir
c’est capter la lumière
pour la photosynthèse
des rêves
que nos esprits
respirent
entendre
c’est quand l’ondulation de l’air
balance nos faîtes
dans le silence d’une forêt
de vains
toucher
on ne touche
personne
les corps de nos vieilles souches
restent tous bien enracinés
à bonne
distance
d’écorce
goûter
c’est comme plonger la langue en pleine terre étrangère
planter comme des racines au plus profondément
d’une gorge aimée
pour y
pousser
sentir
c’est
percevoir
la pourriture
saisir
la décomposition
des vivants
dans
le vent

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