poésie biologique

       Grâce à la poésie, je me sens riche. Balade sur une avenue bordée d’arbres couverts de billets verts. Toute une journée à récolter l’or des premières feuilles de l’automne. C’est niais, mais même au fin fond de la nuit, une étoile nous éclaire toujours, en brûlant des métaux précieux. D’ailleurs on peut toujours gratter un vrai ticket gagnant à chaque fruit du hasard cueilli. Suffit de voir le monde comme un diamant, limpide, bien ciselé, géométrique. Chaque seconde est une pièce d’orfèvrerie, qu’un milliardaire imaginaire règle à chacun, par chèque en bois de charme. Tournée d’ivresse pour qui sait boire cette bière dorée. Paiement à volonté, sans contact accepté : quand la carte bleue du ciel infini frôle mes terminaisons nerveuses, je ne suis jamais à découvert.

(relevé de contes)

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