Archives d’Auteur: Langda

À propos de Langda

Paysage
HD

ciel bleu :
un fond d’écran
sur ton mobile

nuage :
là où toute ta mémoire synchronisée s’envole
et restera après ta mort
tant qu’il y aura de l’électricité

soleil :
souriant
comme
sourirait un
emoticon

oiseaux :
ancienne sonnerie désuète

forêt :
arborescence
de sites
ou de fichiers
touffus
à explorer

rivière :
tu baignes toujours deux fois dans le même flux d’actus

montagnes :
les murs immenses
de ton accoutumance

promeneurs :
profils qui fuient quand tu les double-cliques

aimée :
jamais la même
jamais une autre
toujours virtuelle

fenêtre :
faille dans
un écran
pour s’aérer
l’hébétude

 

image : auteur inconnu, source web


Sinon, en cliquant ici, vous pourrez lire un article très sympa sur mon nouveau petit recueil Glace Belledonne


Fais passer l’poème : Estelle Fenzy

L’Entaille et la Couture, un très beau recueil à l’écriture tendre et serrée comme un gros câlin, par Estelle Fenzy, aux Editions Henry : extrait…

Serre-moi

Que pas un centimètre
ne nous écarte

C’est vide cet espace froid
quand debout face à face

Serre moi

Qu’il n’y ait de place
entre nos peaux

ni pour les regrets
ni pour la petite âme
d’un oiseau

 


Selfie qu’une fille seule fit

(bédépoème avec Eric Demelis)

….

 

 

 

 


..

Lanterne pour grandes personnes qui ont peur dans le noir

les humains
sont des trous
dans la Terre

ils ont l’air cons mais ils sont pleins de toutes petites étoiles filantes
qui leur sortent du nez de la bouche des oreilles ou du popotin

en fait ils vivent sur une immense veilleuse
et les astres qui virevoltent à leur plafond
dans les ténèbres sont l’inverse de leurs ombres


Appel à souscription pour mon prochain livre. La souscription est une sorte de précommande qui permet à l’éditeur d’adapter le tirage à la demande. Il suffit d’envoyer la précommande et le règlement à l’adresse indiquée en bas.

La couverture est d’Eric Demelis.


...

 

Élégie d’une
fripouille
(message mp à toutes les femmes invraisemblablement sexy
qui m’invitent tous les jours en ami sur Facebook)


salut
t’est mignonne tu sais
ça te dirais qu’on fasses un peu de poésie tout les deux ?

(alors ton pc n’a aucun virus
c’est juste deux ou trois petits vers)

le poète
cette pétasse illettrée
déguisé en homme à lunettes
qui fais semblant de vouloir te séduire
en t’abordant comme ça sur les raisons sans cieux

eh ben quoi ma jolie toi et moi on est presque pareils tu vois bien

j’ai des millions
de vérités sur un blog en Sierra Leone
mais il faudra être certain de pouvoir compter avec toi
parce que je vais d’abord avoir besoin que tu me donne un peu des tiennes

CLIQUE SUR CE POÈME
CLIQUE SUR CE POÈME
CLIQUE SUR CE POÈME
CLIQUE SUR CE POÈME
CLIQUE SUR CE POÈME
CLIQUE SUR CE POÈME


.

..

avec ma femme
on a écrit un poème
à quatre mains

..

(bon là
il fait du toboggan

je le surveille
en rêvassant
quelques bribes
de vers


alors
ce
monde
euuuuuuh
est semblable
à un
jardin
un jardin d’enfants
qui s’chamaillent
– non vaudrait mieux –
qui courent partout
sous les nuages qui passent
sous le soleil
– ou plutôt tiens –
/// putain mais qu’est-ce qu’on est bien ici ///
sous le regard
de
…)

aïe
mon poème
s’est cassé la gueule


Parution : Glace Belledonne


Je suis ravi de vous annoncer la parution de ce petit recueil d’une vingtaine de poèmes courts aux éditions de La Pointe Sarène. La couverture est entièrement réalisée par Danielle Berthet.

Disponible en librairie ou chez l’éditeur, contact via le site en cliquant ICI.

Le site de Danielle Berthet est ICI.

Glace Belledonne
isbn 978-2-9538632-2-2
5€

glace-belledonne

 


halfie

À qui sont toutes ces belles photos d’immensités ? Est-ce que c’est sur le fil du temps qu’on les voit défiler ? Est-ce qu’elles scintillent différemment quand on éteint la nuit ? Est-ce qu’elles se ressemblent aussi bien à la lumière des pires cauchemars ? Dans quel envers de notre Histoire se sont perdus tous les visages qu’elles représentent ? Qui a pris ces portraits souvenirs d’un présent oublié ? Est-ce que c’est simplement leur propre solitude qui leur tient l’appareil ? Ou bien est-ce qu’ils essaient plutôt de tourner le dos à leur propre mort ? Est-ce que c’est sur le fil du temps qu’on les voit défiler ? Ou est-ce qu’ils filent au gré des pages du vent ? À qui sont toutes ces belles photos d’immensités ?

(extrait des Maximes de nulle part pour personne, dessin d’Eric Demelis)


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