Archives de Catégorie: Ici c’est là-bas

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– Maman, tu sais, des fois, y’a des drones !
– Hein ?! Mais de quoi tu parles ?!
– Ben dans la cour de l’école ! Y’a des drones !
– Mais !? Tu sais ce que c’est, des drones ?!
– Beeen oui, zeee sais… Attends, ze t’esplique : en fait, dézà, les drones, c’est des petits hélicoptères qui volent, et ils nous surveillent ; et pour nous surveiller, quand on zoue dans la cour, et ben ils prennent des photos et ils nous filment ; voilà, c’est simple !
– Enfin, mais qui t’a raconté tout ça ?
– Ben, parsonne, ze le sais, c’est tout !
– Chéri ! Viens voir ! Ton fils raconte des choses vraiment bizarres !

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


Papa ! Z’ai un Zeu ! Là, c’est le camp ! Et si on est sur le lit, y’a de la lave et des tyrannosaures ! Viens vite dans le camp Papa ! Viens !
– … Hein… C’est quelle heure ? … Mais…. Si y’a de la lave, les tyrannosaures y vont brûler…
– Non mais parce que la lave elle est tout en bas du volcan et le volcan, il crache plus du feu alors les tyrannosaures, ils peuvent venir ! Allez ! Viens dans le camp Papa ! Vite !
– … Heu… Mais… Si y’a un tyrannosaure… je lui tape sur le nez… Et je reste dans le lit…
– Mais Papa, les tyrannosaures c’est bien plus fort que les Papas ! Ils vont te croquer comme un sandwitss’, si tu restes dans la couette ! Viens dans le camp ! Allez ! Papa !

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


– Super dessin bonhomme ! On reconnaît bien la nouvelle maison de la famille Cochon… Bon, maintenant, la maitresse, elle veut que tu dises si tu as bien aimé le livre ou pas. Alors, tu as bien aimé ?
– Oui, z’ai bien aimé.
– Alors entoure le bonhomme qui sourit… Voilà… Et maintenant, tu me dis pourquoi tu as bien aimé, et je l’écris là. Alors, pourquoi tu as bien aimé le livre ?
– Parce que z’ai bien aimé, parce que z’ai lu le livre à la bibliothèque, et z’ai bien aimé.
« Parce que j’ai bien aimé, parce que j’ai lu le livre à la bibliothèque, et j’ai bien aimé. » D’accord, mais pourquoi tu as bien aimé ? Il y a d’autres raisons ?
– Parce que z’ai bien aimé le livre, ce qui était dessus.
« Parce que j’ai bien aimé le livre, ce qui était dessus. » Autre chose ?
– Et aussi, ce qu’il y avait dedans.
« Et aussi, ce qu’il… »
– Et aussi, z’ai bien vu dessus que y’avait les cossons.
« …y avait dedans. Et aussi, j’ai bien vu… »
– Et aussi, z’ai bien aimé
« …dessus que y’avait les cochons. Et aussi, j’ai bien aimé. » Voilà, c’est noté ! Très bon travail mon fils ! Y’a plus qu’à écrire ton nom en haut !

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


– Papa ?
– Quoi ?
– Z’ai une blague !
– C’est vrai ? Vas-y, raconte !
– Y’a un grand parking, très très haut, avec une massine qui monte les voitures zusque sur le toit, on rentre par là tu vois, vrrrrroum ! vrrrroum ! Et là une grosse pince elle attrape la voiture et elle la met à sa place ! T’as compris Papa ?
– Euh… Oui… et … ?
– Eh ben dans ce parking, tu sais, on peut même mettre des vélos ! Ha ! Ha ! Ha !
– … Ha ! Ha ! Ben dis donc ! Elle est bien ta blague !
– Oui hein ! Ha ! Ha ! Ha ! T’as vu ?!
– …

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


– Papa, tu es triste parce que ton papy Zeannot il va en retraite ?
– Oui. Il va en maison de retraite.
– Et après, quand ça ira mieux, il rentrera chez lui !
– Tu sais, je crois pas qu’il ira mieux en fait.
– Mais alors, quand est-ce qu’il va rentrer chez lui ?
– Peut-être qu’il ne va pas rentrer chez lui. Peut-être qu’il va rester là-bas. Et peut-être qu’un jour il ne sera plus là.
– Alors il sera où ?
– …
– Mais… il sera plus zamais là ? On pourra plus zamais le voir ? Plus zamais zamais papy Zeannot ?
– On se souviendra de lui. On parlera de lui.
– Mais ze l’aime bien papy Zeannot moi !
– Moi aussi, je l’aime beaucoup mon papy Jeannot.

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


– Bébé babouin ?
– Papa pouet pouet !

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


– Bon, ta copine Elisa elle dit que t’as pas fait piscine avec elle l’autre jour au centre de loisirs, contrairement à tout ce que tu nous as raconté, comme quoi t’avais failli lâcher la frite et tout…
– C’est même pas vrai, z’ai fait piscine en fait…
– Ah bon ? Pourtant, Elisa elle dit que tu as été puni parce que tu es descendu dans la piscine par le toboggan alors que c’était interdit… C’est vrai ?
– Non, c’est même pas vrai.
– Regarde moi dans les yeux. C’est vrai ?
– …
– C’est vrai ?
– Oui.
– Et pourquoi tu y es allé si c’était interdit ?
– Mais peut-être, c’était parce que c’était Romain il m’avait poussé, peut-être…
– Peut-être ? T’en es pas sûr ?
– Mais Carole elle avait dit qu’on avait le droit d’aller sur le toboggan !
– Ah oui ? Elle a dit qu’on avait le droit d’y aller, tu y es allé, et elle t’a puni ?! C’est pas très logique !
– Mais c’est parce que mon maillot de bain il s’avait mouillé, alors quand ze me suis assis sur le bord du toboggan, ze voulais pas descendre, mais z’avais glissé parce que mon maillot de bain il était mouillé, et z’avais descendu, mais z’avais pas fait exprès Papa !
– Donc en fait c’est la faute à Romain, à Carole et à ton slip, mais c’est pas ta faute à toi, si j’ai bien compris ?
– Oui Papa, c’est ça !

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


– Papa ! On joue aux devinettes des animaux ?
– OK…
– Alors c’est moi je commence ! Euh… C’est quelque chose… Qui a des poils !
– Mais presque tous les animaux ont des poils ! Il faut que tu me donnes un autre indice, sinon je trouverai jamais…
– Euh… C’est quelque chose… qui est comme une fleur !
– Hein ? Ça a des poils et ça ressemble à une fleur ? Mais c’est quoi ce truc ?? Donne encore un indice !
– Il a une barbe !
– Attends… Pourquoi tu me regardes comme ça ? Ce serait pas moi par hasard ?!
– Si ! Bravo papa ! C’était toi !
– Mais je ressemble pas à une fleur ?!
– Si !

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


– Ouuuuuuuuuin ! Z’ai mal ! Ouuuuuuuuuin !
– C’est rien ! Tu t’es tapé les fesses en glissant sur les dernières marches ! C’est rien ! Plus de peur que de mal !
– Ouuuuuuuuuin ! C’est pas vrai ! Z’ai tombé de tout en haut de l’escalier ! Z’ai très mal ! Ouuuuuuuuuuuin !
– Tu sais, il faut garder une main de libre pour te tenir, là tu avais le radiocassette de Papy dans une main, le sac à Fabuland dans l’autre, c’est pour ça que tu es tombé !
– Ouuuuuuuuuuin ! C’est pas vrai ! Z’avais rien dans les mains ! Ze me tenais ! Z’ai tombé de tout en haut ! Z’ai très mal ! Ouuuuuuuuuuin !
– Ecoute, en fait, moi, j’ai tout vu, tu es tombé du ciel comme une météorite, tu es passé à travers le toit tête la première en faisant éclater tout le plafond, et ta tête a rebondi sur toutes les marches de l’escalier comme ça boum boum boum boum boum boum, et quand tu es arrivé tout en bas ça a fait un choc énorme et c’est ça qui a fait exploser le sac à Fabuland et le radiocassette de Papy qui étaient descendus tout seuls ! Alors c’est bien normal que tu aies mal !
– Ouuuuuua ha ! ha ! ha ! Papa, c’est vrai ! Ze suis tombé du ciel ! Ouuuuuui hi ! hi ! hi ! boum ! boum ! boum ! boum !

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


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