Archives de Catégorie: Les bonnes recettes de Mémé Canibulle

Nudist of the dead

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zgeg à l’air
schneck au vent
peaux frippées
incandescentes
c’est très très chaud
c’est très choquant
protégez vos enfants
voilà l’indécent corps
humain


GATTACA

Adénine était une gamine un peu timide ayant peu lu Racine et travaillé dans sept usines. Un jour, tout bas, elle zozota : « Qui veut de moi ? », non sans gène.


Quelques atomes dans une bouteille de bière

des galaxies dans l'espace des systèmes solaires dans les galaxies des planètes dans des systèmes solaires des océans sur des planètes des îles sur les océans des nuages dans le ciel des cellules dans la mer des oasis dans le désert des tribus dans les oasis des villages dans des cercles de bois des cités dans des murailles de pierre des appartements dans des immeubles des chambres des salons des salles de bain des cuisines dans des immeubles des tables des fours des frigos dans des cuisines des pots de yaourts et des packs de bière dans des frigos des bactéries du malt et des bulles dans les bouteilles de bière des galaxies d'atomes dans les bulles de la bouteille de bière et moi dans mon égo avec une des bouteilles de bière prise au frigo installé dans mon canapé plongé dans la télé -réalité d'un bon documentaire en avalant des galaxies d'atomes de planètes d'océans de nuages d'oasis de tribus villages cités etc. BURP !

Recette

Ingrédients : 1 idée intéressante 2 ou 3 petites cuillères de blagues vaseuses 2 ou 3 pincées de sentiments du fond du cœur 1 cube de bouillon de mysticisme désabusé 3 sachets de rimes assonancées, alitérées, ou suffisantes 250 g. de sons sifflants et pétaradants Quelques vagues bouffées de sens implicite et un ingrédient mystère (note : on peut remplacer l'idée intéressante par un concentré de sentiment du fond du cœur, ou par la crème de la blague vaseuse) Matériel : 1 ou plusieurs moules à strophes 1 métronome déréglé 1 rouleau à pâtisserie de forme adéquate 1 couteau de marque « Versificator » Temps de préparation : ¼ de siècle et des poussières Préparation : Épluchez votre idée intéressante afin de la débarrasser de tout élément non comestible et faites-la cuire dans l'eau bouillante à feu doux. Ajoutez le bouillon de mysticisme désabusé et laissez mijoter pendant au moins ¼ de siècle en suivant le tic-tac du métronome déréglé. Incorporez avec précaution les 250 g. de sons sifflants et pétaradants ainsi que 2 ou 3 pincées de sentiments du fond du cœur, puis laissez reposer quelques mois en soufflant quelques vagues bouffées de sens implicite. Gouttez. Si le mélange est trop sérieux ajoutez 1 à 3 petites cuillères de blagues vaseuses en veillant à ne pas gâter la préparation. Ne pétrissez ensuite que de la main gauche, jusqu'à obtenir une pâte pas homogène du tout et aplanissez au rouleau de forme adéquate en prenant soin d'éviter les grumeaux et les bosses. Découpez ensuite de plus ou moins longs morceaux à l'aide de votre couteau de marque « Versificator ». Saupoudrez des moules à strophes divers et variés de rimes assonancées, alitérées ou suffisantes. Disposez-y les pièces et enfournez le tout dans un lave-linge à 180° C réglé sur 10000 rpm. Mangez chaud sans avoir peur des bulles Lorsque la tête commence à vous tourner, sortez prendre un peu l'air Ne craignez pas d'halluciner ou de mélanger les couleurs Au retour, prenez un stylo, écrivez ce que vous avez vu (ça risque de détoner grave).

Marthe Matin

Je l'ai gagnée aux cartes, à des catins Avant qu'elle parte, sur ses patins à glace Suivie dans ses balades en bas latin Jusqu'à la charte de ses cheveux châtains Et s'il n'est pas un art qui n'a pas atteint Cette fan de Sartre en souliers de satin C'est la baratte de mon baratin En vérité elle ne s'appelle pas Marthe Martin Et fait de bons gratins quand je joue de la gratte Ou rends hommage à son exquise tarte Tatin.

Le naufragé du Cynara Scolymus

les années ont passé sur votre île déserte vous vous êtes bien fait chier à effeuiller et à bouffer des feuilles des feuilles des feuilles et encore des feuilles de plus en plus petites des embryons de feuilles et vous crevez de plus en plus la dalle et vous avez des poils de barbe de pirate et le cerveau d'un gosse de sept ans quand enfin vous tombez lèvres meurtries par les épines de la terre sur le cœur d’artichaut

Icebergs

Il ne mangeait que surgelé et de peur qu'un rayon ne le blesse il partait à la chasse aux steaks hachés dans les rayons d'un frais supermarché Il ne buvait que des icebergs et parfois s'en allait à la pêche aux bâtonnets de fish dans les couloirs frigorifiés d'un entrepôt picard Il ne sortait jamais dehors hors le froid et dur fer de la bulle de son automobile laissant pousser de droits icebergs de métal et d'acier Il n'aimait que la chair bien bleue ses mots doux ses préceptes étaient nets sur la toile internet auréolant de vapeur d'eau tous ses copier-coller Il ne goutait que l'identique mais du vrai du réel du confus n'en mangea jamais plus Froids, les icebergs les ont vengés en l'avalant, lui : berk

Ainsi parla Jésus dans un Mac Do

Nous consommons le jour Nous consommons l’air Nous consommons l’eau Nous consommons le blé Nous consommons la nuit Nous consommons l’amour Nous consommons le bien Nous consommons le mal Nous consommons le beau Nous consommons le vrai Dans quel sens consommons-nous le sens de ce monde ? Nous consommons les cons Nous consommons les sots Nous consommons les monts (et aimons) Que ne consommons-nous pas ? Nous consommons le verbe-même Et nous nous consommons nous-mêmes Consommons le reflet de notre propre fuite Pareils au jeune chiot qui se divertit en Cherchant à consommer son propre terme Le temps est long et nous consomme lentement Nous fils du temps qui nous nous effilons Et consommons l’espace pour passer le temps Le Christ lui-même est un sacré consommateur N’a-t-il pas dit que « tout est consommé » Dans l’immense fast-food de notre monde moderne C’est à ce moment-là que tout a commencé Et c’est très bien comme ça Consommons et aimons : « Consommons-nous les uns les autres »

Tajine aux pruneaux

Dans la sauce baignant Des criques de pommes frites Un îlot de pruneaux Les pelles des pirates Sont des morceaux de pain Nos doigts sont des pirates Qui baignent dans la sauce Déchirent les patates Ecrasent les pruneaux Et creusent dans les strates Car nous cherchons la chair De l’agneau sur la carte Pris la main dans le plat Mais unis par un pacte Nous partageons la chair D’une ancienne sourate L’agneau est lambeaux Nous conscients de nos actes


Fast food







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Plaisir  de vider les patates Dans la boîte à côté du sandwich : Chaque chose est à sa place C’est un repas en tête à tête Les frites baignent dans l’huile Les imbéciles pullulent Comme les bulles pètent Dans mon coca-cola « Allo, c’est moi, t’es là ? » Téléphonent à tue-tête Tous nos voisins de table Quelle chose horrible Avons-nous faite ? C’est ce fast-food Qui nous rend SPEED Vite ! Plus vite ! Bouffe ! La sauce Coule ! U. - S. - A. : love it ! You say ? Yeah…

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