Archives de Catégorie: poèmes universels pour microbes

poème d’amour universel

l’âme en fusion
j’suis tout un univers en phase d’approche
qui t’envoie des œillades filantes
depuis des années-lumière
les membres de tes galaxies m’embrasent
quand les miennes frôlent tes courbes et tes globes
j’tire ta ceinture d’astéroïdes
tu sors d’orbite
éclipse totale / partielle / …
escale sur une micro planète
oubliée tout au fond d’un trou noir
où la vie
nait


le jour est juste une illusion

le jour est juste une illusion
le bleu une épaisseur de l’air au soleil
la couleur un essaim de lumière vibrante
nous vivons dans le rêve d’une étoile
un arc-en-ciel sur les gouttes grises des astres
et nous nous chamaillons pour des licornes
qui galopent dans des champs magnétiques
ou sur des nuages de poussière stellaire
le jour est juste une illusion
sacrément
réussie

..

(poèmes universels pour microbes)

.


la nuit du samedi 14 juillet 2018 il ne se passa rien de bien spécial dans la plupart des coins de l’Univers

feu d’artifice
d’étoiles
filantes
comètes violettes
gaz argentés
nébuleuses jaunes et bleues
météores
d’or
la fête nationale
de l’Univers
c’est toutes les nuits

(poèmes universels pour microbes)


bulles

les bulles
les balles
les bols

déambulent
se trimballent
carambolent

dans le babil des fariboles
et des conciliabules

dans le grand métabole global
aux mille globules mobiles

où voilà qu’une cabale de symboles labiles

affabule sur des ribambelles de pierres tombales

(un vieux poème retravaillé… illustration de Tallmadge Doyle)


Mater tes monts m’fait fondre


lingerie
de neige

partie
en luge

dans les nues

(haïcul du printemps)


colibri

je ferme
les yeux
(boum)
j’écoute
mon cœur
(boum)
qui chante
dans la cage
(boum)
thoracique
il me dit :
(boum)
« ton squelette
c’est un arbre »
(boum)
« tes bras
les branches »
(boum)
« tes pieds ?
piètres racines… »
(boum)
« ton âme
c’est du vent »
(boum)
j’ouvre
les yeux
(boum)
il s’envole


humble fresque pour un plafond d’appartement

 


j’observe le plafond blanc
allongé sur le faux-parquet

derrière ce plafond
un autre logement

à la suite de cet appartement
encore une autre case de pierre

après le toit de mon immeuble
un large plafond de nuages

au-dessus des nuages
la grande voûte du ciel

au-delà de la voûte du ciel
un immense firmament d’étoiles

par-delà les étoi…
aïe

j’me suis cogné le front sur une plume d’ange

 


bioman

à une époque
je me prenais
pour la guerre des étoiles
en version minuscule
on m’appelait Carboni de Calliste
je défendais la triste et ténébreuse
dame Azotée d’Alcide
en esquivant
les oxydoréductions acides
de l’infâme et infanticide
Oxygéna d’Orion
et je glissais à toute vitesse
dans ma superoxyde dismutase
en criant
glycolyse !
cyclone de Krebs !
bouclier bêta carotène !
sabre laser
je suis ta mère
je suis
Ribulose
le ribosome
ribouldingue
Borohydrure
super homme
du futur
Hexokinase
un ex maso sexuel
addict’ à l’A.D.N.
et les nuits clignotantes
où l’on voit les étoiles
je fais coucou
à Léon
mon p’tit
électron
libre qui
vibrionne à
une chance
pour un million
non loin des dunes
nuageuses d’une
nébuleuse
ionisée
ici ou bien
là-bas
ailleurs
et
qui
sait
..


3 grains de sable
sur cent milliards sont des planètes géantes réincarnées

anciennes
falaises tellement usées
par une extraordinairement lente

transhumance

des troupeaux
de cailloux roupillaient
dans une rivière

rêvaient de
plages à graille

Photo : Hubble, Judy Schmidt


en faîte…

en faîte
cet arbre
c’est pas vraiment un arbre comme les autres
c’est un arbre qui croît sous la terre
les taupes volantes
croisent ses longues branches
il arrive parfois même qu’un lombric
vienne
gracieusement
se poser
dessous
au fond cet arbre
c’est vraiment pas un arbre comme les autres
il a ses grandes racines entièrement enfoncées dans le ciel
qui s’abreuvent d’air
et puis personne ne voit l’oiseau aveugle
en ses galeries qui creuse sa route
dans la
lumière


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