Archives de Catégorie: Vestibule

poésie biologique

– Gad’ Papa ! Est ballon ça !
– Eh oui ma chérie, on dirait un ballon la Lune !
– Non ! Gad’ ciel ! Est pas Lune ! Est ballon Papa ! Ballon ciel ! Eugad’ ! Ciel !

(dialogues philosophiques avec la petite sœur d’un gentil démon)

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poésie biologique

texte en ligne(s)

en
ligne
tous
connectés
tous cons
haters
tous
seuls
prêts à tout
commenter
prêts à
cliquer
quitte à
s’impliquer en un clic
suivre un site complotiste
tirer
des lignes
de coms
contre l’amour
contre les femmes
contre les hommes
liker des
fakes
publier
des liens mimer
des mèmes
en ligne
pour rien
tous contre
tous contre tout
tous controllés
en ligne
tous cons
tous trolls
tous

seuls

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poésie biologique

… Un autre rapport à la vitesse aussi, et à l’espace. Quand j’étais Fréole, je vivais de cartes. On volait d’une ville à l’autre, je me souviens…
– PAPAAAA !!! JE FAIS QUOI MAINTENANT ? TU ME DIS LA CONSIGNE DE CETTE PAGE ?
– Attends… Fais voir… Alors le but c’est de travailler les lignes droites… D’abord tu dois relier les points de la même couleur, pour faire des lignes horizontales, comme ça… Bien droit… Allez, à toi !
… je me souviens, en se guidant au sextant. Entre les deux, on jouissait du paysage certes, mais comme d’un vide entre deux pleins. Nomades…
– PAAAAAAPA !!! J’AI FINI ! JE FAIS QUOI ?
– Très bien ! Alors, maintenant, tu fais les lignes verticales, regarde… Hop ! Tout droit… Voilà, à toi !
… Nomades, nous l’étions, mais des nomades organisés, situés dans l’espace, qui savaient à chaque instant où ils étaient et…
– PAAAAPAAA !!! ÇA Y EST !…

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poésie biologique

– Bon, les enfants, vous voulez écouter quoi dans la voiture ? Du rock ou du rap ?
– Du rock ! Du rock Papa ! On veut Metallica ! Metallica !
– Uiii ! ‘Ock ! ‘A’ika ! ‘A’ika !
– OK ! C’est vous qui l’avez choisi ! Allons-y pour Enter Sandman :

hush little baby, don’t say a word
and never mind that noise you heard
it’s just the beasts under your bed
in your closet, in your head…

– Papa ! Quand on sera arrivés au gite, on pourra écouter encore de la musique ? Oui Papa ?
– Ui Papa ?
– Euh… Je voudrais bien mais…
– Mais Papa, au gite on mettra plutôt du rap, sinon Mamie elle va avoir très mal à ses oreilles !
– Papa, ‘ap ! O’eye Mamie ! Bobo !
– Voilà ! C’est ça ! Vous avez tout compris les enfants ! On lui fera plutôt écouter du rap à Mamie ! Elle va adorer…

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poésie biologique

peuple érable
(hêtre humus)

.


mon cœur
est un noyau
d’où pousse
un érable
écarlate

veines artères rouges de sève
troncs branches rameaux brindilles et tiges
vermeilles

deux mains pareilles
aux feuilles
qui brassent les lignes
du vent

j’avance
pieds plantés dans l’humain
entouré d’hêtres humus
avant tout pour élargir l’envergure
de mes racines

une peau d’écorce
comme camouflage
de mon essence
végétative

printemps
constant
de mes cellules
qui bourgeonnent
à tout
instant

en attendant
que cèdent
les tuteurs de
mes
os

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poésie biologique

les cinq silences
d’une chêne humaine

voir
c’est capter la lumière
pour la photosynthèse
des rêves
que nos esprits
respirent
entendre
c’est quand l’ondulation de l’air
balance nos faîtes
dans le silence d’une forêt
de vains
toucher
on ne touche
personne
les corps de nos vieilles souches
restent tous bien enracinés
à bonne
distance
d’écorce
goûter
c’est comme plonger la langue en pleine terre étrangère
planter comme des racines au plus profondément
d’une gorge aimée
pour y
pousser
sentir
c’est
percevoir
la pourriture
saisir
la décomposition
des vivants
dans
le vent

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poésie biologique

– Papa, en 40-2, y’avait la guerre ?
– En 1942, oui, y’avait la Seconde Guerre Mondiale, une grosse guerre entre tous les pays du monde. C’était…
– Mais Papa, en 60-13, y’avait la guerre ?
– En 1973, oui, c’était la guerre du Viet Nâm, je crois. Une guerre entre…
– Mais Papa, en 50-30-12, y’avait la guerre ?
– 50-30-12 ça existe pas mon bonhomme. Tu veux dire 92 ?
– Oui, en 4-20-12, y’avait la guerre ?
– En 1992, y’avait la guerre en Bosnie, enfin j’étais gamin, je…
– Mais Papa, et maintenant, y’a la guerre ?
– Euh… Ben oui, y’a la guerre au Yémen, en Syrie c’est pas totalement fini, et puis…
– Mais Papa, en 1000-30-12, y’avait la guerre ?
– En 1032, c’était le Moyen Age, ils se tapaient tout le temps dessus. Donc il devait bien y avoir une guerre quelque part, ou au moins quelques chevaliers qui…

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poésie biologique

– Ça y est les enfants, on est arrivés !
– Hein ?! Oh… J’m’avais endormi… J’ai fait un rêve bizarre !
– Ah bon ? T’as rêvé d’quoi ?
– Euh… Je crois que toi Papa, tu étais dans mon nez…
– Hein !? Mais qu’est-ce que je faisais dans ton nez ?
– Ben, tu m’enlevais les crottes de nez, Papa ! Ha ! Ha ! Ha !
– …

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)

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poésie biologique

l’origine de la haine

nous haïssons
nos corps
car ils meurent
nos poils
car ils font « animal »
nos trous
car nous sommes creux
nous exécrons
ce que nous sommes
donc nous abominons
les hommes
qui s’aiment
nous abhorrons
tous ceux
qui ne sont pas
comme nous
surtout s’ils ont
des corps
des poils
des trous

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poésie biologique

7 pages et demie
de ma déclaration de rêves 2019


cette année
je déclare
aux rêveurs
publics

une situation idéale :
salarié du hasard
redépacsé avec tous mes vieux spectres
à peine propriétaire de mes propres désillusions

pour songes
à charge :
4 enfants
une fille de 2 ans
un fils de 4 ans
le gamin de 15 ans qui habite dans ma tête
l’adolescente de 17 ans que je vois quand je te regarde

mes rêves nus :
maître des nuits
quand je sais que je songe
je peux faire apparaître
une image de mon être aimée
pour lui faire tout ce que j’oserais jamais

dons à des illusions fantasmatiques :
merci je donne déjà toutes mes rêveries au vent qui passe par mes oreilles

des doutes :
je paie l’emprunte
d’un rêve d’enfant
abandonné
quelques héros
par moi

prédit

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