poésie biologique

trou noircimes blanches

‘trouve quoi
dans un trou noir ?
une boîte de Nuit ?
matière à broyer l’jour ?
l’enfance perdue de l’Univers ?
une bille de cour de création ?
les songes des bons à rien ?
‘trouve quoi dans un trou noir ?
du plomb qu’attire les cons ?
le cul d’une galaxie ?
l’inverse de l’infini ?
tchi ?

(collage maison)

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poésie biologique

– Papa, où elles vivent les taupes ?
– Elles vivent sous terre, pourquoi ?
– Et quand elles sont mortes, elles vivent où ?
– Quand elles sont mortes, elles ne vivent plus. Elles restent là où elles sont mortes. Sous la terre, ou dans un champ… ou alors dans le ventre d’une autre bête…
– Elles passent dans les racines et elles vont dans les feuilles des arbres ? La maîtresse elle a dit ça à l’école…
– Ah ?! Ben oui, c’est ça, en gros…
– Et nous, on vit où quand on est mort ?
– Euh… Nous c’est pas pareil, souvent nous on nous met dans un cimetière, sous la terre…
– Pourquoi tu dis que c’est pas pareil ? Sous la terre c’est là où y’a les taupes ! Quand on est mort on vit avec les taupes ?

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon – collage maison)

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poésie biologique

bernard l’hermite

je suis devenu une espèce de bernard l’hermite
invertébré embusqué dans une coquille de béton
et mon unique fenêtre ouverte sur l’extérieur
ma seule lumière hormis celle des volets fermés
de mon appart’ c’est mon écran d’ordi

lorsque je sors me balader, c’est
baladeur MP4 à fond dans les oreilles
j’entends ni les oiseaux qui gazouillent
ni la chanson de l’homme à la bouteille
ni la clameur des guérillas urbaines
c’est simple : ça n’existe pas

quand je prends le métro, c’est
avec mon mini rétroprojecteur DVD
sans voir le vieillard bientôt décédé
ou le gamin qui lui succèdera
c’est simple : ça n’existe pas

j’ai jamais vu mes mille amis
ma femme est une chimère
de stars de cinéma
de spots publicitaires
et ma famille
un souvenir

me revoilà
tout seul
dans ma coquille
face au géant
de GrandGougueule
annihilant

(texte de 2011 remanié, collage…

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poésie biologique

10 secondes
pour apprendre à jouer à cache-cache avec sa destinée quand on sait pas compter jusqu’à 10 ou quand les gens qui vous entourent sont sourds à vos cris de détresse

maints
dieux
broient

traquent
saints
vices

cette
nuit

teuf

triste

illustration : Barancan Dagistan

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poésie biologique

la poésie est un poème
transgenre littéraire
maltraité.e par les homophones

est-ce que les hommes
qui n’aiment pas les hommes
qui aiment les hommes
parce qu’ils sont comme des femmes
n’aiment pas les femmes ?

est-ce qu’ils préfèrent
passer du temps entre vrais hommes
loin des trucs de bonnes femmes
parce qu’ils préfèrent les hommes ?

est-ce qu’ils haïssent les hommes
qui aiment les hommes
parce qu’ils ne supportent pas leur propre pomme ?

où est-ce l’inverse ?
est-ce qu’ils haïssent leur propre pomme
parce qu’ils aiment parfois les hommes
alors qu’ils ne supportent pas
les hommes qui aiment les hommes

car ils sont comme des femmes
et qu’ils méprisent les femmes ?

est-ce que les hommes peuvent accepter d’être l’égal des femmes ?

(équivoque :
et les femmes homophobes ?
c’est quoi leur problème ?
elles ont un genre de syndrome de Stockholm ?)

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poésie biologique

– Papa, c’est qui les monsieurs avec les habits comme des feuilles d’arbres ?
– Ben tu sais bien mon bonhomme, c’est des soldats…
– Mais pourquoi ils sont là ? C’est la guerre Papa ?
– Nooon… Ils sont juste là pour surveiller… Pour rassurer les gens quoi… Au cas où…
– Mais Papa, la guerre, c’était avant ?
– Oooui, c’était avant, il y a très très longtemps…
– C’était quand il y avait les dinosaures Papa ?
– Euh… Non… C’était il y a moins longtemps que les dinosaures quand même…Mais c’était il y a longtemps… Enfin ici… Parce qu’il y a des endroits où c’est la guerre, maintenant !
– Attends… 1, 2, 3, 4 ! Mais ils sont 4 ! Papa, les soldats ils peuvent pas surveiller toute la ville, si ils sont que 4 ! C’est n’importe quoi ?!

(dialogues philosophiques avec un gentil…

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poésie biologique

fish.jpg

« c’est un trou d’hydrocarbures aromatiques polycycliques où fermente une rivière »

(vers rénovés)

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poésie biologique

– Papa, tu pourras m’acheter un instrument de musique quand on ira au magasin de musique ? Hein Papa ? Tu m’achèteras ? Quand on ira pour tes cordes de ta guitare ? Oui Papa ? Oui ? Papaaaa !!!
– Mais oui mon chéri, bien sûr que oui ! Je connais même un instrument de musique dont tu seras très heureux de jouer !
– Ah oui ? C’est quoi ? Une guitare électrique ? Tu me dis Papa ? Hein ? Papa, est-ce que c’est un ukulele ? Ou c’est une batterie ? Papa ? Papaaaa !!!
– Ça s’appelle… un… bâillon !
– Un bâillon ? Mais c’est quoi ? Papa !? C’est quoi, un bâillon ?!!
– Un bâillon, ça se met comme ça, devant la bouche, et on se l’attache derrière la tête, comme ça, tu vois ?
– Mais ? Est-ce que ça fait…

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poésie biologique

17 apoflegmes
qui me sont apparus dans la flemme


alors moi
je prends les messies
pour des licornes

les moutons
du démiurge

nés de la cuite de l’Univers

tombés
dans les
Hommes

pourquoi des filles canons
s’enfilent des gros boulets ?

chacun voit
le Maudit
à la porte
d’à côté

tiens c’est la fête de truc
sur Facebook hémisphère

pas aidé comme un homophobe

l’hospitalité
c’est Klu klux
la Marine ?

j’ai toujours eu le nunchaku bordé d’embrouilles

faut pas prendre un blaireau par les connes

on ne fait pas poète
sans casser les couilles

un peu de lèche vie triste ?

la Terre est bleue quand ça nous arrange

40° ou
de force

parle à mon Hulk

un
poing
sait
tout

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poésie biologique

– Papa, tu peux écrire un poème sur les oiseaux ?
– Euh… ben… pfff… Bon ok si tu veux… Mais c’est toi qui me dis ce que j’écris. Alors ? J’écris quoi ?
– « Piou piou
et tu manges les graines »,
voilà, t’écris ça !
– C’est noté ! Et qu’est-ce que je peux écrire d’autre ?
– Sur un rouge-gorge t’écris,
qu’il est rouge et un p’tit peu marron.
– Voilà, c’est écrit. Mais pourquoi tu veux que j’écrive un poème sur les oiseaux ?
– Parce que j’aime bien.
– Et pourquoi t’aimes bien ?
– Parce que ils font des jolies chansons…

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)

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