V’là quatre desseins légendaires faits avec Eric Demelis !

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– Dis donc bonhomme, si tu nous chantais une chanson que tu as apprise à l’école, plutôt que de hurler dans la voiture jusqu’à ce que papa balance toute la famille dans le plus magnifique marécage de Camargue ? Parce qu’il est un peu fatigué par le manque de sommeil papa et…

tape des pieds !
tape des mains !
claque des doigts !
le soleil !
il est rond !
et les petits petons !
l’aime beaucoup les omelettes !
et la pluie c’est mouillé !
et la petite souris !
elle fait de la confiture de voiture !
et le chat il lèche !
la voiture de confiture !
et Sidonie !
la mouche à miel !
elle joue de la guitare !
dans le ciel !

– Euh… Bravo ! … C’est super joli ! Mais… tu es sûr que tu as appris cette chanson à l’école ?
– Ben oui ! L’ai appris à l’école moi !
– Est-ce que tu peux nous la chanter une deuxième…

tape des pieds !
tape des mains !
claque des doigts !
le soleil !
il est rond !
et les petits petons !
l’aime beaucoup les omelettes !
et la pluie c’est mouillé !
et la petite souris !
elle fait de la confiture de voiture !
et le chat il lèche !
la voiture de confiture !
et Sidonie !
la mouche à miel !
elle joue de la guitare !
dans le ciel !

– Waouh ! bravo ! Encore ! Encore !!

tape des pieds !
tape…

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)

.

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un nouveau dessein légendaire avec Eric Demelis

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11 règles d’or
d’un chevalier de la table RUBEN*
(* table ronde IKÉA 165×75 avec rallonge incluse)


pas d’blason
pas d’écu
juste blasé du cul

une belle
armure
d’amours
déçues

ma lance pointée
vers la faute à pas d’chance

et
Ex-
que-dalle
l’épée
de tout
c’que
j’ai
lou-


plantée au cœur
des plâtres de
mon palpitant

quand j’la retire j’me retrouve roi Arthur
des chevaliers qui courent sous mon cuir chevelu

casque de
heaume
ou masque d’
homme ?

j’fais
des
duels
tout
seul
muet
face à
mon
propre
seum

moi
mon cheval
c’est le chemin
vers ton sein
agréable

et preux
ou fou
j’serai toujours
heureux d’errer

en
cette
âme
de
came-
lote

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en faîte…

en faîte
cet arbre
c’est pas vraiment un arbre comme les autres
c’est un arbre qui croît sous la terre
les taupes volantes
croisent ses longues branches
il arrive parfois même qu’un lombric
vienne
gracieusement
se poser
dessous
au fond cet arbre
c’est vraiment pas un arbre comme les autres
il a ses grandes racines entièrement enfoncées dans le ciel
qui s’abreuvent d’air
et puis personne ne voit l’oiseau aveugle
en ses galeries qui creuse sa route
dans la
lumière

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de l’origine de l’or
des jours dorés


hier soir
deux anciennes étoiles
se sont embrassées avant de s’éteindre
elles envoyaient des comètes de platine
et des planètes dorées aux reflets chatoyants
dans toutes les directions de l’Univers connu
c’était il y a 130 millions d’années
et ce matin il pleuviote des diamants
par tous les télescopes
d’un drôle de petit appartement
tout à fait comme les autres
un gamin hurle une joie ubuesque
dans son nouveau pyjama jaune
une jeune maman s’éveille
en le chatouillant
avec le doudou de
sa « pépite »
sœur

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l’œil de la nuit

.
.
tu vois ma belle
quand tu contemples la nuit
les étoiles qui te semblent plus petites
sont en fait celles qui sont les plus lointaines
.
et les plus grandes sont les plus proches de nous
.
.
de toutes façons une bonne partie d’entre elles n’existe plus
c’est juste le néant en trois dimensions qui s’étend là-devant
.
.
avec toutes ses étoiles qui filent vers l’extinction
.
comme de tout petits papillons de lumière
elles tourbillonnent vers leur trou noir
et nous on les observe pour
tuer le temps
.
.
(livre d’artistes réalisé avec Françoise Giraud)

.

 

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« La Forêt », dessin d’Isabelle Porta, et mon texte qui l’accompagne, sont dans le dernier numéro de Violences, avec plein d’autres belles choses toutes mignonnes… La couverture est de Guillaume Decock. On se procure cette revue en contactant Luna Beretta.

 

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Tête de bois ! Tony Palladino, 1968

6 graines de poème
à planter dans une tête bien molle


les arbres
tiennent le ciel
dans leurs feuilles

ils créent leurs corps
avec de la lumière

plantent leurs vies dans le sable

leurs troncs
agrafent
l’ombre
du vent
avec les rêves
des cailloux

en fait s’ils tiennent la Terre
entre leurs grandes racines et le ciel dans leur feuilles
c’est pour nous éviter qu’elle et lui se séparent

et aussi
que les gens
dans les nuages
quittent
le
sol

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au sommaire de la Revue Méninge n° 10, à lire en ligne ou à télécharger ICI , sur le thème « masculinités » : extrait signé Claire Von Corda…

 

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