Archives de Tag: âme

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promis chérie
je vais me nettoyer l’âme
avec un bon antivirus
désinstaller mes vieilles routines
sauvegarder la moins pire image
de moi-même qui me reste
effacer les dossiers trop louches
et on pourra redémarrer une vie
bien mieux formatée
même si ça rame encore
ça va marcher un jour
ou deux

..

Source gif : Sholim


IRM – L’Insondable Résonance Matérielle

Baldessari_John__Brain-Cloud__2009

M. Sponge
il va falloir être fort
votre âme est
un nuage gris qui tonne
à presque cinquante
millivolts dans une petite
coquille de pierre pleine
de flotte

Tableau : John Baldessari, Brain / Cloud, 2009


Tranche d’âme taillée dans un rêve VII

Tranche d'âme taillée dan un rêve VII 1 Tranche d'âme taillée dans un rêve VII 2popupbookimage tirée de 600 pas­tilles noi­res, David Carter, Gallimard jeu­nesse, 2007 © Suzanne Nagy

j'entre dans un coffre de béton et je nage jusqu'à l'entrelacs impossible d'échafaudages escaliers passerelles pilotis que nous avons construit ensemble sur un grand océan et où nous sommes des millions à attendre  en file indienne vers le ciel bleu ensoleillé     une conférence qui s'annonce vraiment chiante je parle à mon supérieur comme si de rien n'était je salue un ami fier de la sueur de son front je parviens à me faire la malle en douce par une porte fermée *** j'ai planté une poésie dans le jardin de ma femme quand elle avait seize ans et je lui montre fièrement mon premier livre en bois   quand on tourne les pages d'alléchantes pâtisseries de plâtre apparaissent en relief avec de minuscules étoiles filantes comme dans les livres pour enfants

Apparition de l’authentique ornithorynque d’Héraclite sur la plage de Saint Domingue

Je repense à tes sages sentences, Héraclite, en congé sur la plage de Saint Domingue. Soudain paraît en songe un vague ornithorynque, dans l’alliance des corps d’un fleuve hétéroclite : … « je suis ce que je mange, un insaisissable être qui fuit au gré du Gange » … … « fleur de sable empruntant aux bêtes et aux plantes mes futurs printemps – et mon cœur est hanté par les têtes fauchées de l'autre » … … « j’ai dans les yeux des chimères de souvenirs de vacances, des formules de lumière » … … « des univers phosphènes – où s'annihile des désastres la violence » …  Pfui ! Que figurait l’énergumène ? Ainsi tout s’amalgame et se transforme ?	Où est l’identité de mon âme sans forme ?

Le bruissement de l’âme des papillons

élégants et légers papillons éphémères frétillant sur les fleurs dans le vent bienheureux nous vivons quelques actes et crevons d'autres insectes élégants nous succèdent

Trois petits poèmes d’amour

Les frôlements de la lumière Au fin fond du coin d’un œil Un atome frissonne « Ça, c'est du rouge ! » Ailleurs pourtant dans le coin d’un autre œil On la verrait plutôt vermeille Nous avons un terrain d'entente : « Faut qu'ça saigne !!! » Ce n'est que le début d'un conflit nucléaire Et nous voici de nouveau face à face Les yeux dans les larmes Les yeux dans les âmes Et je peux voir dans ton esprit Des univers entiers de chimères Que tu as tort sur toute la ligne Que moi aussi et que nos cœurs gonflés à bloc De reflets du réel Sont pour le moins deux belles infidèles Où viennent boire nos raisons morales Qu'a voulu dire le talentueux auteur De ces étranges poèmes d'amour ? Eh bien, deux choses : Grand un : Personne ne perçoit le monde tel qu’il est Nous avons tous tort sur à peu près toute la ligne Grand deux : Tout le monde a dans l'esprit des univers entiers Des constellations de chimères et d’images phosphènes Grand trois : Nous avons tort Mais nous sommes beaux Réconcilions-nous Aimons-nous Quant à nos conflits thermonucléaires Tout n'est au fond que jeux de mots C'est bien ça, je cajole le feu par le feu Nos désaccords sont atomiques Et notre amour universel

Tranche d’âme taillée dans un rêve

… Gravissant la montagne à vélo
En suivant de la belle inconnue
Le derrière ondulant et moulé,

J’étais parvenu au dessus
Des nuées. La pente se raidissait ;
Mon vieux trousseau de grosses clés
Reflétait un soleil de plomb :

Il fallait mettre pied à terre.
Repartir, mais seul,
Léger comme un éclair,
Sur le droit chemin sempiternel.

A l’arrivée, la foule était immense.
L’endroit, que je ne connais pas, m’était cher, il me semble.
Les amis arrosaient le départ d’une course,
Nous étions très heureux de trinquer tous ensemble
Au milieu d’un grand champ, sur des tables en tréteaux,
Et dans un long et plat château de briques rouges
N’ouvrant aux visiteurs que ses chiottes publiques,
Elle me donnait un baiser abracadabrant.

Au retour minuscule
Filant à toute allure
………de peur qu’un taureau ne me charge
Sous les trop hautes clôtures
……d’un chemin entre deux pâturages
Gondolants
Les troupeaux gigantesques
…………..s’écartaient sur mon passage.

***

Tableau : Kandinsky, La Place rouge.


Recette

Dans la marmite,
Jetez de l’huile,
Beaucoup de flotte,
Un peu de sel,
Pas mal de sucre,
En respectant
Les proportions ;
Montez en fibres
Les molécules :
Avec le feu
Viennent les bulles ;
Touillez un peu,
Soufflez, pour l’âme,
Un gaz ignoble*…
Voilà, à table !
Mangez un homme.



*Hors de la marmite,
Jetez dans la bise
Des mots convenus,
Des duplicata
De phrases incomprises,
Des idées reçues
Dans les sociétés ;
Assaisonnez
De sensations,
Goûts et couleurs,
D’une pincée
De palpations,
D’autres chimères ;
Passez l’âme
Au mixer
Pour avoir
Des vapeurs
Homogènes ;
Laissez
Au frais
Des faix
Passés.
Quand
Ça
Prend,
Mmm…
Pff :
Montrez-vous fort,
Pétez fort –
Votre âme :
Miam !


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