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Brouillon d’rédac’ sur une rencontre insolite

Quand tu écris des lettres et les timbres Le chien de nos voisins aboient A quatre pattes dans le jardin Tu ouvres la fenêtre et les asperge Dans l'eau bouillante (Moi j'écrivais des lettres et les timbrés Le chien Monsieur Martin Madame Dubois Toute la ferme dans le jardin Tous se la ferment enfin Donc j'ouvre la fenêtre) et les asperges Dans l'eau bouillante Sont juste cuites Ainsi c'est toi qui m'as ouvert ta porte Et l'on s'est régalés en s'accordant de suite

Stances

I. Soudain vous dégueulez à quatre pattes Sur la route vos entrailles répandues Hors votre ventre ouvert disparaissent Dans ces égouts stomacaux crevés où vous êtes Tombé dissolu par un flot pourrissant De pelures de légumes et autres détritus Infligeant votre chair crevassée infusante (Pour une fois, à présent, démerdez-vous pour Retrouver là-dedans accents et césures C'est ce que nous voulions fut un temps corps et âme Dissolus dans le torrent excrémentiel Et remontant par là où ça et vous êtes arrivés Inonder le papier-cul puant et infâme De leurs vies roses en un soir de soleil levant Où les chiens auraient les yeux rivés au ciel Et les truffes fourrées dans leur propre came Mais soit le cauchemar d'un poète dit fou Ne vous atteint pas et vous êtes seulement Face à l'écran avec vos gerbes de fleurs en pots Votre tisane digestive n'a plus d'effet Il ne vous reste que le dégoût d'un vague dépôt Et votre petit oiseau qui chante sagement Dans sa petite cage non loin du sofa II. (Loin de vos stances enchâssées Loin de vos gouffres fluorescents) Soit la ville vous vomit par un autre chemin Vous - implorant en vain ailes meurtries et tremblotantes Les créations hâlées de votre mer polluée et lascive De s'étaler en amas de trucs et de machins Dans l'air larguant de vieilles mouettes acidulées Sur les balcons de grand-mères tout à fait innocentes Qui feront fondre les forêts et leurs propres cyclamens - Et eux ils seront toujours là sous leurs jolis parapluies roses les chiens Et leurs relations avec leur PQ rose pour se torcher Soit enfin) vous êtes parvenu à boucher les abîmes Vous rapiéçant de sacs plastocs glanés ça et là Le bras d'un pack de bière empli de cendres de mégots boueux Et votre propre sang cueille les nombreux OGM Du corps gargantuesque où bat un cœur évidemment noué Vous voilà vraiment apte à partager la nouvelle alchimie des lilas Inversés s'envolent alors de votre bouche énorme En chaînes d'orchidées dans les rues intestines

Fable (polysémies)





..Juillet 2010

Au milieu des canards d’un concert de canards, Dans un bateau canard  fait de bois de canard, Parcourant les canards d’un très mauvais canard, Pâle, dans mon canard je trempais un canard : Ayant volé une poule, j’avais fui un poulet De peur qu’il me canarde - cependant ce poulet Dédaignant hargneux chien et chien du pistolet M’écrivait des poulets, et m’appelait « ma poule » ; Donc, en chien de fusil, je piquais là un chien… La fille, ayant du chien, qui s’avérerait chienne, Me permit d’échapper à ce dur coup de chien Dont elle surgit, offrant hot-dogs et sacré-chien. Par un froid de canard et par un temps de chien, Moi, poule mouillée, el le, la poule aux yeux d’or.

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