Archives de Tag: coeur

colibri

je ferme
les yeux
(boum)
j’écoute
mon cœur
(boum)
qui chante
dans la cage
(boum)
thoracique
il me dit :
(boum)
« ton squelette
c’est un arbre »
(boum)
« tes bras
les branches »
(boum)
« tes pieds ?
piètres racines… »
(boum)
« ton âme
c’est du vent »
(boum)
j’ouvre
les yeux
(boum)
il s’envole


Formes de vie nouvelles

Formes de vie nouvellesFlying Delorean

photo : la « Delorean » de Retour vers le futur

ma bagnole a un cœur de pistons et le sang des anciens  qui circule  dans les veines du moteur, expiré par le pot d’échappement, n’a plus vraiment  grand-chose à voir avec tout cet air « pur » inspiré dans le ventilo – on peut d’ailleurs se demander à quelles étendues vierges  couvertes de bitume, de quels globules de métal parcourant les artères du grand corps de la ville ou filant au-dessus des buildings elle peut rêver quand son esprit la laisse  la nuit, inerte, sur une place de parking.

Survivaliste

Arrêt cardiaque Arrêt cardiaque 2 Arrêt cardiaque 3 survivalistes famille

j'ai pris la décision de ne plus jamais sortir  de chez moi pour ne pas respirer  les microparticules  le virus du SIDA ou celui de la grippe je ne veux pas MOURIR  dans un  accident  de voiture ou bien BROYE  sous un Boeing  détourné par des terroristes sur  le toit DU BUREAU DE TABAC  le plus proche  ET JE POURRAIS TRES BIEN me faire vider les poches par tous ces  pickpockets dont les métros REGORGENT être contaminé comme ça par le nuage RADIOACTIF DE TCHERNOBYL OU DE FUKUSHIMA EN OUVRANT MA FENETRE ou kidnappé par un de ces DANGEREUX PEDOPHILES issus d’un MARIAGE GAY qu’on peut croiser  tous les coins de rue ET PUIS DE TOUTE FAÇON MEME EN RESTANT CHEZ MOI je peux très bien finir ENSEVELI sous un  énorme TREMBLEMENT DE TERRE ENGLOUTI PAR UN TSUNAMI ou bien  TOUT SIMPLEMENT   DESINTEGRE dans un conflit  thermonucléaire  EMPORTE  PAR LA CRISE ou crever  d’un cancer  DEVORE PAR MON TRAITRE DE CHIEN ET ÇA N’A PLUS VRAIMENT AUCUNE IMPORTANCE APRES TOUT PUISQUE JE SENS DEJA MON PROPRE CŒUR MON CŒUR FAIRE UN ARRET…

Le bisou mortel du zombie

illustration tirée de Zombie in love, Kelly Di Puccio & Scott Campbell

comme si par leur poitrine ouverte on pouvait voir le sang gicler et battre le cœur à peine humain criblé de balles de fusil à pompe *** les deux zombies un peu grisâtres et mutilés ARRIVENT clopin-clopant... – ils sont copain-copine de mutuelle …S'AGRIPPENT l'un l'autre pour un bisou

Harmonie du frigo

Pauvre et d'un esprit fermé il a ouvert le coffre du frigo et dans ce coffre il a trouvé sa propre dent le cœur d’Oedipe l’œuf d’un Phoenix dans les méandres des voyelles du cerveau qui s'échappaient dans des glaçons il se les est enlacé(e)s au lasso il a cogné très fort de son marteau ce n’étaient que des mots que des mots morts des morts-vivants en mille morceaux il y eut un cri et puis plus rien ce n'étaient que des mots

Faux-amis


Comme l'ennui est grand Dans l'absence de confort Des transports en commun ! Quand vient l'heure des affaires, De la fin du service Et du commerce de l'amour, A nouveau, dans l'ivresse, Un homme n'a pas de cœur Face à l'aimable femme objet Peu large et donc vilaine – Souffrant par la vertu volée D'une maigre fortune Sa propre flamme enveloppée : Pauvre Don Juan, qui est séduit ? Ô faux-amis, équivoques et Raillant ton penchant aujourd'hui.

Cassandre

Les grecs traînant Cassandre hors du temple, gravure d’après Guiseppe Maria Mitelli, 1663

des cendres Cassandre il faut des cendres au cœur descendre au cœur des cendres en cas de mise à sac en cas de cendres en caresses Ô Cassandre au cœur bon en ressac il faut descendre au bunker en caresses Cassandre en ressac de caresses et de fleurs sur ta peau sur la pierre

Le naufragé du Cynara Scolymus

les années ont passé sur votre île déserte vous vous êtes bien fait chier à effeuiller et à bouffer des feuilles des feuilles des feuilles et encore des feuilles de plus en plus petites des embryons de feuilles et vous crevez de plus en plus la dalle et vous avez des poils de barbe de pirate et le cerveau d'un gosse de sept ans quand enfin vous tombez lèvres meurtries par les épines de la terre sur le cœur d’artichaut

La vie est un songe

Je ne peux pas nier l'existence du vide Quoique par son essence il ne puisse exister Le monde est plein de vie L'atome est fait de petits riens Le monde est plein d’un vide – Sans lequel il n’y aurait rien de Ce monde où nous évoluons – Qui donne une assez grande Liberté à d’infimes grains Avant l’heure de ma mort quotidienne Dans mon esprit vidé de toute idée Naissent des contrées hawaïennes Qui n’ont pas d’autre sens en vérité Que de jouer sur ma libido Nous voici dans un magnifique jardin A double tranchant Où poussent des arbres de vie sur des fleuves de sang Et c’est là – en plein cœur je suis là tu es là Tout ça n’a pas vraiment de sens Qui a créé tout ça ? Pourquoi ? Qu’importe d’être là c’est déjà une chance

Hiroshima dans ma caboche

dans mon cerveau mon cœur éclate noyau scindé Nagasaki Hiroshima dans ma caboche tu m’as quitté et puis rien

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