Archives de Tag: espace

la fille qu’avait parcouru des années-lumière sur un météorite
pour se crasher dans une teuf de bouseux à l’écart d’un village paumé

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y’a des jolies nanas qu’enverraient des sourires à tout l’univers
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avec comme des petits rayons de comètes enflammées
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qui pétaradent à travers leurs yeux vibrionnants de joie et pourtant
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au fond
de leur espace
intime elles n’ont
plus qu’une étoile
détruite
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on les voit rayonner dans la nuit sans savoir
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qu’elles sont éteintes depuis plusieurs millions d’années
bien avant que leurs feux ne parviennent jusqu’à nous
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Paréidolies

Paréidolies clouds_sheep

par-delà les paroles      nos idéaux des paréidolies        des parodies de paradis errants         au nez et à la barbe d’idoles   apparaissent disparaissent dans l’espace                      aérien

Nous glissons, loin du temps

Nous glissons loin du temps de l'espace Sans échanger une parole Car nous portons en nous Le lourd passé de nos aïeux En fumée il s'envole dans le rétroviseur Comme le monde est silencieux calme et inoffensif Quand on est enfermé dans sa voiture Nous respirons un air plus chaud qu'à l'extérieur Le regard fixe hébétés et pensifs Nous n'entendons qu'à peine le bruit du moteur A travers des décors grandioses des reliefs magnifiques refoulés qui défilent En fond d'écran de zone industrielle Que nos chansons préférées transfigurent Dans cette fin d'après-midi rose et lumineuse Quels taggeurs ont donné à quels noms Les formes arrondies, extravagantes Qui passent au dessous de brefs ponts Ou stagnent près de vieilles usines branlantes ? Quand nous croisons parfois l'indifférent profil Au delà des cloisons de métal D'un autre couple d'êtres humains Que nous doublons sur l'autre file Ce sont d'autres humains des personnes réelles Mais dans quelle dimension, dans quel monde parallèle ?


Depuis l’immense espace interstellaire…

Depuis l’immense espace interstellaire
Aux plus infimes interstices
Des calmes sphères énor mes qui gravitent
Jusqu’à l’atome surréel

De l’écorce des pla ques tectoniques
Au molécules de ton sang
Du fond des plages aux vagues sur la anse
Et aux félins qui te taquinent

A nos corps qui s’éloi  gnent dans le lit
Aux yeux rieurs encore hier
Ce soir qui pleu rent des choses futiles…

…De tout cela au moindre rien
Toi, moi : on se repousse et puis on s’aime
Ce qui nous lie ne meurt jamais.


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