Archives de Tag: femme

Allumeuse d’horizons

J’ai fait un nouveau livre à la main en deux exemplaires, feutre et stylo, avec les superbes femmes chamanes de Thierry Lambert, que je remercie très sincèrement.

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Les deux pages de texte, vues de plus près, des fois qu’y’en ait qui veulent lire : 

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Rester sans rien faire c’est mal. Profiter de la vie c’est mal. Les femmes c’est mal. Les hommes c’est mal. Le corps humain c’est mal. Exister c’est mal. Penser c’est mal. Être heureux c’est mal. Être bon c’est mal. Être gentil c’est mal. Ne pas aimer donner des coups c’est mal. Ne pas aimer prendre des coups c’est mal. Jouir c’est pas bien. Y’a que morfler qui nous grandit.

(extrait d’un truc en cours avec des dessins d’Eric Demelis)


Punchlines d’un lover à son pote

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Écoute coco…
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J’ai pas décidé d’vivre avec une femme pour avoir une relation plus intime avec une pinte de bière ou une vieille bande d’ados de trente deux ans et des miettes de tabac…

Elle s’est pas installée chez moi pour que j’puisse passer nos week-ends devant une playstation pendant qu’elle range mes slips et passe l’éponge sur sa désillusion…

On s’est pas mis ensemble pour que je fasse tourner ma bite dans un vagin les rares fois où ma libido s’intéresse moins aux performances des footballeurs qu’à décuver d’la veille…

Je suis pas amoureux d’une fille pour mépriser « le sexe faible » pour dire « l’amour c’est un truc de tapettes » ou pour préférer les « soirées entre vieilles couilles »…

C’est pas l’algorithme de Tinder qui m’a trouvé l’âme soeur en nous faisant matcher quand on a cliqué dans la case « fan de musique à chier »…

En fait j’vois pas c’que j’ferais avec elle si j’avais pas envie d’passer mon existence à respirer des phéromones la tête coincée entre ses seins…

Les hommes sont des gros abrutis les femmes bien braves d’accepter leur avilissement et je suis très heureux qu’un vieil ami comme toi appelle mon couple « les inséparables »…

Mais t’inquiète pas elle me laisse quand même faire des petites pauses pour m’approvisionner en Nutella et en eau minérale du robinet…


Clochard richard

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(Poème à recopier sur un gros bout d’carton pour s’installer devant chez l’horloger du coin avec)

j’ai un enfant
une femme
et une maison
s’il-vous-plaît
donnez-moi
juste une minute
pour en profiter


King-kong

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moi homme
moi fort
moi trouver femme
moi construire hutte
moi naître enfant
moi chasser zébu gnou
moi gagner pastèques
moi fuir liane en liane
moi rêver roi
moi rêver jungle
moi fané
moi mort

illustration : Schim Schimmel, Testing Water


Juste un piquenique sous le ciel

(Mais nous ne sommes peut-être pas seuls dans l’Univers)

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au-dessus de nous
il y a plusieurs milliards de galaxies
des centaines de milliards de planètes
des tas d’endroits inhospitaliers
je me demande comment j’ai réussi
à atterrir devant un si beau paysage
avec une si belle femme
amoureuse de moi en plus
et m’ayant donné un fils
à changer

photo : High Attitude, Eugenia Loli


Margherita ou chasse au cerf à l’ère bétonoïque

quand
femme
avoir
faim
homme
partir
vers
collines
de béton
armé
chasser
petit cerf
métallique
rougeoyant
homme
rester
dissimulé
derrière
rochers
fleuris
près de
rivière
d’asphalte
homme
parfois
trouver
attente
longue
et traque
trop difficile
mais lancer
multiprise
comme bolas
électriques
quand cerf
cracheur
de brume
dévoreur
de bitume
passer enfin
et quand
homme
rentrer
sous soleil
pourpre
avec
disque de
pain
enduit
de sauce
tomate
femme
heureuse
car aimer
nourriture
italienne

 

Kurt-Cobain-4source photo (paraîtrait-il même que ce serait Kurt Cobain)


La femme ordinateur

Femme ordinateurnu-dans-les-ondes-matisse-1938
Nu dans les ondes, Matisse, 1938

blonde Wi-Fi  flottant dans l’air du temps au ventre d'écran plat au regard de webcam la peau comme une caresse d'écran tactile propose un corps un corps de formulaire à choix multiples un menu déroulant du roulement de ses hanches des seins de stéréo-enceintes deux gros boomers aux cris de joie algorithmiques  sa croupe de cheval de Troie  et la fleur de son sexe en wallpaper HD  à tout individu réel qui saurait l’arracher au septième Ethernet

Îles





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Je me souviens du temps où nous étions marins forcés d'aller trop loin dénicher des harengs en reliant des points sur de frêles pirogues au milieu du néant l'océan et les vagues Nous les hommes anciens sur des troncs d'arbres vieux utilisions des joncs pour les lier entre eux Et craignant l'horizon nous allions d'île en île loin des habitations et rêvant d'elle en elle nous suivions les étoiles de nos cœurs enchaînés trouvant des mots qui calment la mer et nos aimées

Ribosome in love

Je lis et je relis les œuvres d’antan Assis à mon bureau dans mon appartement Qui est dans un immeuble au cœur de la cité énorme La moindre de mes cellules est une ville flottante aux bâtiments protéiformes Métal Huile béton  eau et verre ou bulles Tout ça serait à peu près la même chose Si d’énormes vaisseaux extraterrestres Venaient nager tranquillement au gré des courants d’air Circuler dans les rues dans les buildings démantelés Du cœur de la cité Cet antique message nous parvient encore Fragments ondulatoires d’ARN messager errant dans l’atmosphère Et ce sont nos propres ribosomes Qui feront naître ces idées protéiformes Et bâtiront les villes de demain ! Surtout, il n’y a pas beaucoup d’amour Dans les cellules du corps humain Des ouvriers moléculaires s’attirent et se repoussent Poussent des édifices selon flux monétaires ou transports d’ions La moindre de mes cellules est un état totalitaire Il y a peu de compassion Dans les prisons du corps humain Chacun porte le poids de la cité, des puissants et du monde Chacun porte le poids du moindre de ses atomes Chacun porte le poids du plomb Et moi, assis à mon bureau Scotché à mon écran Je lis et je relis les œuvres d’antan Pareil aux apocryphes ribosomes En voulant donner vie à des idées protéiformes Alors qu’il y a une femme à peau et au cœur d’or Assise juste là en face de moi à mon bureau Qui m’aime et que j’aime et qui me dit et me redit souvent Que je ne fais pas assez attention à elle

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