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Sous Vide n°4

sv4Au sommaire d’un fanzine très classe : Sous Vide est un collectif d’artistes plasticiens grenoblois qui édite cette petite revue très très richement illustrée de 84 pages. 5€+port(1,70€). Contactez associationsousvide@gmail.com pour recevoir une copie.

Couverture de Margaux Salmi.

Illustrations : Andreas Marchal, Tatiana Samoïlova, Zeke Clough, Lena Hochhlozer, Gaspard Pitiot, Nuvish, Dominique Lucci, Caroline Dahyot, Secco, Isabelle Porta, Pat Gil Moral, Manon Guillet, Margaux Salmi, Mélès, Marilyne Mangione, Alkbazz, Mr T, Jean Kristau, Vero, Hui Zheng, Thierry Lambert, Françoise Cuxac, Marie-Jeanne Faravel, Philippe Chambon, Khylvyh, Ibrahim R. Ineke, Kapreles, Tony Burhouse, Adrien Fregosi, Geric Alonzo, Simdo, Béatrice Elso, Catherine Ursin, Didier Estival

Textes : Charles Pennequin, Céline Maltère, Agnès Cognée, Jacques Ducret, J.Roy, Louis Doucet, Isabelle Porta, Marilyne Mangione, Marc Di Malta, Jean-Louis Clarac, Perrin Langda, Florie, Eric Ferber, Margueritte C.

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Quelques microsecondes en librairie

square

Mon recueil Quelques microsecondes sur Terre, publié chez Les Tilleuls du Square / Gros Textes, est disponible aux librairies du Square et Chapitre à Grenoble. Bon, il ne va peut-être pas rester là où les libraires l’ont mis pour la photo. Mais si ça vous intéresse, y’a plus qu’à y aller…

Chapitre

Le recueil est également toujours disponible par courrier en adressant votre demande à l’éditeur (gros.textes@laposte.net) ou à moi-même si vous voulez une ch’tite dédicace dessus (perrinlangda@gmail.com).


Trans des quais d’hiver

(C’est toujours la Fête des Lumières à Grenoble)

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doré par les réverbères
des anciennes façades
aux néons verts violets
genre une traînée noire
de pétrole onctueuse
toute peinturlurée de files
de clignotants le fleuve
passe au bord du trottoir


source photo


L’homme qui fumait les soirs d’été

certains soirs d’été
l’orage s’en retourne
avec son édredon
de cumulonimbus
qui se laisse glisser
sur l’arête dorsale
du massif de Belledonne
et la ville s’endort
toute rose sous les nues
alors qu’un peu plus haut
dans la vallée une gorge
inspire une brise légère

big_thumb_a2e7390e04f5ed3b6bba3576f75436bbSource photo

 


Mandala du béton

Combien faut-il de cubes de béton pour accomplir la quadrature de la nature informe ? Tu fuis à pas de géant, de peur que la mort ne t'anéantisse, par les massifs du Grésivaudan – et à chacun de tes pas les bourgeons de l'asphalte s'épanouissent dans le creux de l'empreinte : « Chambéry, Grenoble, Annecy feront bientôt un beau bouquet ! » – Tu ne le connais pas, mais tu respires à plein poumons le parfum d'un aïeul qui s'envole en fumée par un tube en métal : « où vont les corps des papillons mourants ? » te dis-tu donc – te revoilà encore coincé dans les bouchons, fixant, entre les deux barrières qui séparent les deux voies, une rose trémière : « Vivre ? N'importe-quoi ! »

L’autoroute de Lyon

Pleins gaz dans la descente comme dans un jeu vidéo à chaque virage l'autoroute a l'air de se décoller des collines aux tapis de gazon vert fluo Les panneaux de sens interdit passent pareils à des sucettes à la fraise il y a d'énormes carottes que rayent des bandes blanches et des vaches qui paissent Le soleil est radieux quelques carrés de ciel bleu cyan signalent la proximité de Grenoble Et c'est bientôt la fin de ce trajet long et chiant qui bouffe mon quota de loisir quotidien... (Et chaque fois à ce moment en bas la vallée apparaît dans un brouillard horrible Ses versants raides autour d'un tas de vieilles usines désaffectées brillent sur les écrans des pare-brise pégueux de pluies radioactives dans de vieux films de science-fiction) …aux alentours de boîtes grises on ralentit, les jours des pics de pollution,  Heureux, tout comme Ulysse, après s'être tapé l'autoroute de Lyon.

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