Archives de Tag: Internet

14 liens sans aucun rapport
à ne copier-coller dans votre navigateur
qu’en cas d’extrême urgence


téléchargez
le monde
en cliquant
dans vos rêves

pire
tout
pire

titre d’article accrocheur et catastrophiste :
« les titres d’articles accrocheurs et catastrophistes
qui jouent sur la montée du terrorisme et des nationalismes
favorisent la montée du terrorisme et des nationalismes »

ce
long
long
long
poème
people
n’a rien
à raconter
mais vous
l’avez quand
même lu

cliquez sur ce poème
nos amours mises à nu
cliquez sur ce poème
nos corps encore en guerre
cliquez sur ce poème
complots secrets accès public
cliquez sur ce poème
c’est nous les p’tits chatons
cliquez sur ce poème

comment faire péter des bombes n’importe où
tout en restant pourtant bien enfermé chacun chez soi
à mélanger les produits de cultures
qui ne se mélangeaient déjà pas trop avant
internet

attention
virus
ma connerie
se propage
aussi

oups
promo en sous-vêtements
sur ma dernière recherche en slip

enlarge
your
poème

sept saisons en streaming
la série qui remplace votre vie
épisode 1 : les bébés hommes sont des handicapés
épisode 2 : enfance égale mensonges sous protection
épisode 3 : dix ans d’études pour apprendre à pleurer
épisode 4 : tout travail est un instrument de torture
épisode 5 : faites des gosses pour qu’ils fassent des gosses
épisode 6 : toi aussi mets cent ans à devenir un vieux con
épisode 7 : partir au ralenti tel un jouet aux piles usées

tiens
un humain connecté
sans aucun lien

tu sais
la vie
est un bon jeu vidéo
le graphisme est vraiment réaliste
tu te ramasses directement les tatanes dans la tête
en téléchargement gratuit et tout s’installe automatiquement
pour qu’elle te fasse payer chaque seconde de bonheur qu’elle te reprendra

veillez
à uploader
votre mémoire
dans le cloud
avant de vous
éteindre

erreur 404
poème introuvable
la page que vous demandez
est dans un livre qui n’existe pas


Icebergs

Il ne mangeait que surgelé et de peur qu'un rayon ne le blesse il partait à la chasse aux steaks hachés dans les rayons d'un frais supermarché Il ne buvait que des icebergs et parfois s'en allait à la pêche aux bâtonnets de fish dans les couloirs frigorifiés d'un entrepôt picard Il ne sortait jamais dehors hors le froid et dur fer de la bulle de son automobile laissant pousser de droits icebergs de métal et d'acier Il n'aimait que la chair bien bleue ses mots doux ses préceptes étaient nets sur la toile internet auréolant de vapeur d'eau tous ses copier-coller Il ne goutait que l'identique mais du vrai du réel du confus n'en mangea jamais plus Froids, les icebergs les ont vengés en l'avalant, lui : berk

J’ai branché Internet dans mon cerveau ouvert…

J'ai branché Internet dans mon cerveau ouvert À ces filles électriques qui fondent dans l'air, pris des ondes wifi les routines binaires, et gagné le nouveau monde de l'ordinaire : j'ai vu les paysages des six continents, et les mille visages de leurs habitants ; j'ai lu les douze sages des peuples d'antan, et chargé les rivages de mille torrents ; j'ai traversé les plus étendus des déserts, j'ai courtisé les filles de tout l'univers, j'ai joué les plus belles parties de poker, et tué les démons qui gardaient les enfers... Du pixel de fenêtre de mon logement, je contemple les feux, les autos, les passants, les saisons et le rythme des nuits, alternants, d'un circuit imprimé pareils aux composants.

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