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oral de poésie

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sur les six classes que j’interroge
pour l’oral du bac de français
et qui viennent de trois établissements différents
il y a six séquences sur la poésie
et cinq de ces séquences ont pour thème
« l’amour »
l’une d’elle commence
par une photo du « Mur des je t’aime » à Montmartre
une des deux autres s’intitule « Amour toujours »
les trois autres sont quasi identiques
toutes ces séquences sur l’amour contiennent
« Quand vous serez bien vieille » de Pierre Ringard
et le moins vieux poème d’amour qu’on puisse y lire
est une mièvrerie abstraite de Paul Eluard
la sixième séquence
s’intitule
« Le thème de l’eau
dans la poésie »
un sujet qui passionne la jeunesse
elle est constituée de deux textes
ma question sur le Lac
d’Alphonse de Lamartine sera
« en quoi ce magnifique extrait
est-il
emmerdant
à mourir ? »


C’était vraiment une soirée originale ce concert sur le lac mais finalement sans la musique ça aurait presque pu être un peu moins pire

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même avec
un rayon dans l’œil
74 moustiques par mètre carré
un caillou pointu carré dans l’omoplate
c’est vraiment un endroit très agréable
un canard continue de vaquer calmement
quelque truite continue de gober les mouches
  notre chanteur local vocalise sur un piano flottant
l’étang continue de s’étendre en toute tranquillité

….


Petit vert de Chartreuse

Aiguebelette3

des nuages
frais barbotent
dans l’eau bleue
du ciel pendant
que les montagnes
coulent à grosses
gouttelettes depuis
le lac vert où on boit
un coup en terrasse

 


Simple promenade au bord d’un lac

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un type faisait du kitesurfing
sur des reflets orange
les montagnes étaient bleues
j’ai pêché une tong
on a vu une famille de cygnes
on a croisé un moine bouddhiste
qui écoutait des chants
sur sa tablette puis un genre
d’Iroquois souriait à la vie
nous on allait vers notre hôtel

photo maison


Tranche d’âme taillée dans un rêve IV

Gravure de Marilyne Mangione

C’est une ancienne bâtisse presqu’en ruines sur une presqu’île Et un mystère inutile englouti sous les abysses D’un lac ne laissant apprécier que des reflets de peupliers et leurs cadences factices  Et leurs cadences caressaient le ciel et l’eau sans oiseau sans poisson Au fond de la vieille maison altérée par les essais réitérés d'un flux ancien Qui peu à peu avait fait sien Le sol sur lequel je paissais Et de ce sol passait la pierre Comme si la pierre était de l’eau qui émergeait de ce château d’eau en ruines comme du lierre en tressant un très grand Minotaure – Et donc, de perdre le Nord moi, je n’étais pas très fier Je n'en menais pas large imaginez les fluctuations médusantes les fluides dans les veines translucides palpitantes qui dessinaient Son corps humanoïde et sa tête de bovidé : Que pouvais -je baragouiner ? Et qu'avait-il à me dire ? à moi infâme minus dans le palais de Minos ? Il avait l'air de me maudire ce grand minotaure d'eau Or les méandres tordus de son corps je pouvais les lire !

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