Archives de Tag: Lamartine

oral de poésie

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sur les six classes que j’interroge
pour l’oral du bac de français
et qui viennent de trois établissements différents
il y a six séquences sur la poésie
et cinq de ces séquences ont pour thème
« l’amour »
l’une d’elle commence
par une photo du « Mur des je t’aime » à Montmartre
une des deux autres s’intitule « Amour toujours »
les trois autres sont quasi identiques
toutes ces séquences sur l’amour contiennent
« Quand vous serez bien vieille » de Pierre Ringard
et le moins vieux poème d’amour qu’on puisse y lire
est une mièvrerie abstraite de Paul Eluard
la sixième séquence
s’intitule
« Le thème de l’eau
dans la poésie »
un sujet qui passionne la jeunesse
elle est constituée de deux textes
ma question sur le Lac
d’Alphonse de Lamartine sera
« en quoi ce magnifique extrait
est-il
emmerdant
à mourir ? »


Cinq semaines loin de toi

Cinq semaines loin de toi Cinq semaines loin de toi 2Ma caissephoto by Perrin Langda

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » cinq semaines loin de toi à regarder stagner les gens  tout seuls au milieu des transports en commun et aujourd’hui, enfin en me glissant dans le prolongement de moi-même que tu es devenue sont revenus en un instant l’instinct des mouvements intimes à travers les « vallées ondulantes » qui montent et descendent la course lente ou bien « à cent à l’heure » sur le son du lecteur mp3 et ton « chant » et mon « chant » qui se mêlent tous les matins et tous les soirs et déforment les airs de Thom Yorke et de Metallica… (après, j’ai un gros « blanc » : mon corps poursuit, comme une machine et mon esprit s’en va, ailleurs) sans aucun souvenir du voyage je contemple les courbes de ta « jolie carrosserie » encore fumante  et puis surtout, surtout, putain ! ce magnifique « pare-chocs avant »  tout neuf qu’ils t’ont « posé » (je suis pourtant le genre de gars qui se foutrait d’une simple rayure et je ne me serais jamais permis de comparer ma femme à une bagnole) quand t’étais au garage puis je rentre chez moi  un peu machinalement sans aucun souvenir du voyage enfin, auprès de toi (ce coup-ci, pas ma caisse) et bien plus tôt qu’en bus

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