Archives de Tag: mer



chaque
forêt
est un nuage
de feuilles
évaporées
du sol



l’entendez-vous bruisser au-dessus de la mer des prairies ?



au premier coup de tonnerre
du chant
des hirondelles



…………………………………..elle

jette

……………ses

………………………..neiges

……..de

………………pollen

…………………………………………vers

le

…………..………………ciel


(j’ai oublié mon appareil photo mais j’ai quand même pris des poèmes)



chez moi
la mer
c’est des
champs
qui
s’échappent
à perte de rues
et les rires
des pigeons
gris
les petites
bestioles
qui nagent
dessous
apparaissent
dans les remous
de la terre
retournée
par la quille
des tracteurs
au loin
le Vercors
gronde comme
une lame brisée
sur l’horizon
le marin
c’est cet homme
marié avec une nymphe
et papa d’un triton
qui revient de la ville
noyé dans les transports
tous les mois voir
sa mère
à la
campagne


(j’ai oublié mon appareil photo mais j’ai quand même pris des poèmes, le retour)




Highlander à la mer

Highlander à la mer highlander2photo : Highlander, le retour, Russell Mulcahy

tout a une fin sauf les vacances d'un rentier éternel

Le culte de la mer

Le culte de la merSydney-Australie_Gray_Malin

photo : Gray Malin, trouvée ici

des millions d’êtres humains s’agglomèrent chaque année sur les grandes routes mythiques du soleil en laissant retentir les prières des klaxons et de leurs noms d’oiseaux ils emmènent sur leurs toits les objets  de leur culte en de longues processions de planches et de vélos de matelas ou bateaux  pneumatiques et ils viennent s’entasser presque nus barbouillés de pommades consacrées sous un ciel chaleureux prosternés sur le sable des plages où toute vie finira pour plonger leur regard et leur corps sans vraiment trop savoir ni pourquoi ni comment dans l’immense masse liquide d’où toute vie est venue

Îles





;..

Je me souviens du temps où nous étions marins forcés d'aller trop loin dénicher des harengs en reliant des points sur de frêles pirogues au milieu du néant l'océan et les vagues Nous les hommes anciens sur des troncs d'arbres vieux utilisions des joncs pour les lier entre eux Et craignant l'horizon nous allions d'île en île loin des habitations et rêvant d'elle en elle nous suivions les étoiles de nos cœurs enchaînés trouvant des mots qui calment la mer et nos aimées

Je suis un gros connard d’occidental


***
Image trouvée ici

Il y a des pays où l'on meurt Ce sont de beaux documentaires Dans des décors qui pren nent le dessus sur l'être Humain : je n'en ai rien à foutre J'ai vraiment mérité mes vacances à la plage Les feuilles des palmiers artificiels Les bikinis des femmes callipyges La mer est large la mer est belle Je suis un gros connard d'occidental Le monde entier m'envie, me hait Il faut bien que chacun mette son grain de sel Jour après jour rebut après ordure On en voit des messages liés à des sacs Plastoc gonflés de gaz carbonique On en voit des bouteilles à la mer de plastique Recyclées en paquets de médocs On en voit des tubes cathodiques par signaux de fumée Des murs qui se lézardent s'effondrent dans la gueule De failles énormes d'où dardent En flashs lumineux les trucs peu catholiques Zarbs et qu'on récupère dans les branches des arbres En paires de grolles usées qui volent Presque semblables à des grains de pollen Et montent lentement dans l'atmosphère Couteaux cartons contons -tiges tampons usagés S'élèvent avec tous les machins jetés Lave-vaisselle téléphones cuisinières pneus Deviennent des astéroïdes saugrenus Et leurs orbites croisent des fusées Où l'on rit des « made in China » De là-haut l'occident nuage de fumée et de reflets d'argent On en voit des murailles de lumières et de tours de pixels Les flots des masses pris dans les feux verts et rouges Les gens qui passent ou meurent comme des mille -pattes Et qu'est-ce que vous voulez que ça me foute ? Je vais juste aller chier, et puis j'évacuerai Les dix litres de flotte qui emporteront Un de ces bleds paumés au fond Sahara Que je ne verrai jamais

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