Archives de Tag: Metallica

tu sais mamie Odette
quand on t’accompagnait faire les courses au Mammouth
promis c’était vraiment que par amour
mais aussi pour que tu nous offres un bel album de Radiohead
ou un jeu Megadrive
ou encore des partoches de Metallica
qu’on lorgnait avidement depuis des jours
et ça marchait toujours
parfois même plusieurs fois par jour…
mamie Odette
toi qui nous fis connaître le Macdo
t’ai-je assez dit merci pour tes cadeaux
toujours modernes
à la pointe de la dernière mode ?
il faudrait te dédier une odelette
pour que tes jours
courent
toujours…

(mamie Odette)


Cinq semaines loin de toi

Cinq semaines loin de toi Cinq semaines loin de toi 2Ma caissephoto by Perrin Langda

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » cinq semaines loin de toi à regarder stagner les gens  tout seuls au milieu des transports en commun et aujourd’hui, enfin en me glissant dans le prolongement de moi-même que tu es devenue sont revenus en un instant l’instinct des mouvements intimes à travers les « vallées ondulantes » qui montent et descendent la course lente ou bien « à cent à l’heure » sur le son du lecteur mp3 et ton « chant » et mon « chant » qui se mêlent tous les matins et tous les soirs et déforment les airs de Thom Yorke et de Metallica… (après, j’ai un gros « blanc » : mon corps poursuit, comme une machine et mon esprit s’en va, ailleurs) sans aucun souvenir du voyage je contemple les courbes de ta « jolie carrosserie » encore fumante  et puis surtout, surtout, putain ! ce magnifique « pare-chocs avant »  tout neuf qu’ils t’ont « posé » (je suis pourtant le genre de gars qui se foutrait d’une simple rayure et je ne me serais jamais permis de comparer ma femme à une bagnole) quand t’étais au garage puis je rentre chez moi  un peu machinalement sans aucun souvenir du voyage enfin, auprès de toi (ce coup-ci, pas ma caisse) et bien plus tôt qu’en bus

Vie de merde

J’ai obtenu un arrêt maladie
Pour un poil dans la main
Et donc, je me suis dit
Que j’allais vivre une journée exceptionnelle

J’ai regardé, content, un long documentaire
D’Arte en haute-définition
Sur les bermudas à bretelles
D’un collectionneur bavarois

J’ai ressenti une énorme envie de vomir
Je suis allé à la fenêtre
Un moment, soulagé et heureux, j’ai pensé
A la neige, qui tuait les plantes du balcon

J’ai écrit le début de ce poème avec enthousiasme
N’ayant encore rien fait je n’avais rien à dire
Et un interminable mal de crâne
M’a fait passer à autre chose

En sifflotant, j’ai cuisiné
Une délicieuse crêpe dauphinoise
Au jambon, à la fourme et aux noix
Que j’ai jetée, trop nauséeux

J’ai navigué pendant une éternité
Sur divers sites inintéressants, captivé
Puis j’ai bloqué sur des profils facebook
Inconnus, sans en avoir rien à foutre

Incapable de me concentrer sur quoi que ce soit
J’ai fait couler un bain
J’ai lu un livre ancien, ravi, dans l’eau, sans rien comprendre
En écoutant de vieux titres de Metallica et suffoquant
Dans l’eau trop chaude, je suis sorti au bout de cinq minutes

Je me suis endormi comme un enfant
En retenant ma toux devant un dessin-animé
Une bonne partie de l’après-midi
Puis je n’ai presque pas dormi de la nuit
Et tout a recommencé le lendemain, aujourd’hui

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Il y a des gens qui écrivent
Des conneries de ce genre
Sur des sites comme « Vie de merde.com »
Où l’on est très heureux de retrouver la sienne
Dans un miroir qui nous console d’exister

Et quelque part, peut-être
Dans une autre dimension
Ou dans un monde parallèle
Il y a aussi des gens qui vivent
Vraiment une vie de merde

Un jour je vous raconterai
La vie de l’un d’entre eux
Et les petits tracas
De son quotidien
Feront passer les miens
Pour un don du ciel
Insoutenablement injuste


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