Archives de Tag: philosophie

– Super dessin bonhomme ! On reconnaît bien la nouvelle maison de la famille Cochon… Bon, maintenant, la maitresse, elle veut que tu dises si tu as bien aimé le livre ou pas. Alors, tu as bien aimé ?
– Oui, z’ai bien aimé.
– Alors entoure le bonhomme qui sourit… Voilà… Et maintenant, tu me dis pourquoi tu as bien aimé, et je l’écris là. Alors, pourquoi tu as bien aimé le livre ?
– Parce que z’ai bien aimé, parce que z’ai lu le livre à la bibliothèque, et z’ai bien aimé.
« Parce que j’ai bien aimé, parce que j’ai lu le livre à la bibliothèque, et j’ai bien aimé. » D’accord, mais pourquoi tu as bien aimé ? Il y a d’autres raisons ?
– Parce que z’ai bien aimé le livre, ce qui était dessus.
« Parce que j’ai bien aimé le livre, ce qui était dessus. » Autre chose ?
– Et aussi, ce qu’il y avait dedans.
« Et aussi, ce qu’il… »
– Et aussi, z’ai bien vu dessus que y’avait les cossons.
« …y avait dedans. Et aussi, j’ai bien vu… »
– Et aussi, z’ai bien aimé
« …dessus que y’avait les cochons. Et aussi, j’ai bien aimé. » Voilà, c’est noté ! Très bon travail mon fils ! Y’a plus qu’à écrire ton nom en haut !

(dialogues philosophiques avec un gentil p’tit démon)


« La durée de la vie de l’homme ? Un point. Sa substance ? un flux. Ses sensations ? De la nuit. Tout son corps ? Un agrégat putrescent. Son âme ? Un tourbillon. Sa destinée ? Une énigme insoluble. La gloire ? Une indétermination. En un mot, tout le corps n’est qu’un fleuve ; toute l’âme, un songe et une fumée ; la vie, un combat, une halte en pays étranger… »

Marc Aurèle, Pensées à moi-même,
anthologie aux éditions des mille et une nuits


La vie est un songe

Je ne peux pas nier l'existence du vide Quoique par son essence il ne puisse exister Le monde est plein de vie L'atome est fait de petits riens Le monde est plein d’un vide – Sans lequel il n’y aurait rien de Ce monde où nous évoluons – Qui donne une assez grande Liberté à d’infimes grains Avant l’heure de ma mort quotidienne Dans mon esprit vidé de toute idée Naissent des contrées hawaïennes Qui n’ont pas d’autre sens en vérité Que de jouer sur ma libido Nous voici dans un magnifique jardin A double tranchant Où poussent des arbres de vie sur des fleuves de sang Et c’est là – en plein cœur je suis là tu es là Tout ça n’a pas vraiment de sens Qui a créé tout ça ? Pourquoi ? Qu’importe d’être là c’est déjà une chance

Sonnet pour clous (Houellebecq aux pessimistes)



Que le bonheur soit éphémère Ne l’écrabouille pas On s’emmerderait, au contraire Sans des malheurs parfois Suffisamment lourds et intenses Pour goûter pleinement Les phases exemptes de souffrance Où l’on plante nos dents Ô clous fichés dans le réel Que les coups du marteau Assènent de plus belle Dans un volatile concerto Au moment où la mouche Prisait les joies du hasch


Ô le tonneau des Danaïdes…

Ô le tonneau des Danaïdes Sans cesse tu te plains Qu’il soit toujours à moitié vide Il est à moitié plein Oui, les gosses naissent dans leur tombe Mais les gens vivent, un peu L’amour est ce trou que l’on comble Mais peut-on rêver mieux ? Je trouve belle la nature C’est déjà mieux que rien Et je me dis, dans ma voiture Que tout cela est bien

Gestalt

7U
        L15
7U
        L135

 D35
         P01N75
 M415
         P01N7

  D3
          53N5
          D4N5
  L3

           C13L
   N01R
   V01R
           L'41L3

    D'UN
            CY6N3
    D'UN
            S16N3

     L35
             MY7H35
     D35
             5CY7H35

      4UX
              457R3S
              4PR35
      H4U75

               C'357
       DUR
       C4R
               70U7

        357
                D0U8L3
        37
                7R0U8L3

         3N
                 M3R
         54N5
                 P41R5

          CH4QU3
                  1L3
                  F1L3
          V4QU3

                   CH4QU3
           N3F
           BR3F
                   CH4QU3

            FL07
                    R1M3
            4U
                    RY7HM3

             D'UN
                     4U7R3
             D'UN
                     37R3

Miroir

2005


Le Réel

Octobre 2010

Magritte, Le Miroir vivant, 1928


Surfer la vague

2004


Astres interrogatifs

2005


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