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Teaser
pour mon nouveau recueil

après un premier jet de quelques lignes
plusieurs mois de peaufinage intensif
et un passage légèrement douloureux à l’impression
les éditions la vie
est un bobo qui dure parfois longtemps
sont heureuses de vous présenter
notre deuxième recueil de poésies
intitulé
Sidonie
les premiers textes parlent
d’une belle poulpette violette
de couches crados
de peau à peau avec du Bob Dylan
de larmes aux yeux et de montée de lait
les suivants
s’écrivent tout seuls
à mesure qu’on tourne
les pages des jours


Boudiou d’boudiou d’boudiou que j’suis content d’vous annoncer la parution des Maximes de nulle part pour personne, écrites à partir des dessins d’Eric Demelis, en septembre 2017, aux éditions Voix d’encre !

Plus d’infos sur le site des éditions



Le site des éditions de la Pointe Sarène rassemble les notes de lecture rédigées sur Glace Belledonne. La dernière est signée du poète Jean-Claude Touzeil et ça fait bien plaisir :


« Si, comme moi, vous ignorez le sens de Belledonne, sachez que c’est le nom d’un massif des Alpes de la région de Grenoble. Cela dit, attendez-vous à des surprises dans la « lecture » de ce paysage de montagne qui n’a rien d’une banale carte postale. C’est que le regard du poète va tout changer : sous l’oeil malicieux de Perrin Langda, ce massif de Belledonne devient une glace géante, flottant sur un océan de douceurs, toutes plus appétissantes les unes que les autres, au milieu d’une rivière de menthe… C’est aussi que le point de vue s’affirme comme original et volontiers déroutant tout au long du recueil. Par exemple, ce poème qui donne carrément le vertige : Funambulisme légèrement hyperbolique // à droite / en bas / les files / d’autos / comme / des fourmis / à gauche / plus haut / le mur / de pierre / qui grimpe / vers des / paraboles / célestes / et sous / les pieds / le rebord / du trottoir //

Par ailleurs, le poète montagnard s’adonne souvent à l’escalade : pour cela, il se métamorphose en chat et en profite pour faire son bilan : …/…un peu plus de / neuf vies / je suis / toujours / sur pattes //

Enfin, pour l’anecdote, signalons que le poème intitulé L’homme qui fumait les soirs d’été figurait déjà sur la balise n° 9 du « Chemin des Poètes » en 2015.

Voilà, voilà…

J-C. T. »


Sinon, en cliquant ici, vous pourrez lire un article très sympa sur mon nouveau petit recueil Glace Belledonne


Fais passer l’poème : Estelle Fenzy

L’Entaille et la Couture, un très beau recueil à l’écriture tendre et serrée comme un gros câlin, par Estelle Fenzy, aux Editions Henry : extrait…

Serre-moi

Que pas un centimètre
ne nous écarte

C’est vide cet espace froid
quand debout face à face

Serre moi

Qu’il n’y ait de place
entre nos peaux

ni pour les regrets
ni pour la petite âme
d’un oiseau

 


Appel à souscription pour mon prochain livre. La souscription est une sorte de précommande qui permet à l’éditeur d’adapter le tirage à la demande. Il suffit d’envoyer la précommande et le règlement à l’adresse indiquée en bas.

La couverture est d’Eric Demelis.


Parution : Glace Belledonne


Je suis ravi de vous annoncer la parution de ce petit recueil d’une vingtaine de poèmes courts aux éditions de La Pointe Sarène. La couverture est entièrement réalisée par Danielle Berthet.

Disponible en librairie ou chez l’éditeur, contact via le site en cliquant ICI.

Le site de Danielle Berthet est ICI.

Glace Belledonne
isbn 978-2-9538632-2-2
5€

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..Que v’là trois textes de Thierry Roquet extraits de L’Ampleur des astres, recueil d’aphorismes et de textes courts paru chez Cactus Inébranlable éditions, 2016…

couverture-l-ampleur-des-astresNi panne d’essence ni accident
je suis au volant de ma Clio grise. Je jette un oeil sur le tableau de bord puis dans les rétroviseurs latéraux puis droit devant.
– Tu ne démarres pas ? me demande ma femme.
– Non.
– Pourquoi ?
– C’est plus prudent de rester là sans bouger, ma chérie.

La fatigue d’être simplement là
Hier soir, le soleil s’est couché sans se brosser les dents.
Il a ronflé toute la nuit, faisant fuir la lune, les chats huant et les loups.
Au matin, il a pissé quelques gouttes de rosée dans son slip de nuages.
Lui aussi il commence à se faire vieux.

En souvenir, mon ADN
Je suis le nouveau, je découvre l’environnement de travail. Ça ne me plaît pas. Je reviens le lendemain. Ça ne me plaît toujours pas. Au septième jour, je quitte ce boulot, sans un mot d’adieu, sans un regard vers le passé, sans faire la bise au chef. Je ne laisse finalement que des mégots devant la porte d’entrée et, en une semaine, ça en fait un bon paquet. Près de 100. C’est ma façon de laisser une empreinte partout où je passe.


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« Nous sommes tous obligés, pour rendre la vie supportable, d’entretenir en nous quelques petites folies. » (Marcel Proust)

Un de mes textes fait partie des 112 propositions qui ont été retenues au sommaire de La Folie, recueil collectif publié chez Jacques Flament éditions.

Pour plus d’informations, ou pour le commander : cliquez ICI !


Dehors, recueil sans abri


107 auteurs sont réunis pour une belle cause dans cette anthologie réalisée par Christophe Bregaint et Éléonore James à laquelle je suis très heureux de participer.

Les bénéfices des ventes sont reversés à l’association ActionFroid qui oeuvre pour les sans-abri.

L’ouvrage est disponible dans pas mal de librairies, et on peut le commander sur le site des éditions Janus, ou sur celui d’ActionFroid.

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Pour vous donner un aperçu, voici le poème de l’épatant Kenny Ozier-Lafontaine, alias Paul Poule sur internet :

– à quoi ressemble la bête ?
– je suis un monstre nu,
– et ses yeux ?
– vernis d’absence ils sont une erreur d’être,
– et son sang ? ses creux ? ses os ?
– ils suffoquent aux oubliettes de l’âme,
autrefois maudits par une pluie violette
parfois ils vocifèrent encore…
– et son cri ? de qui parle-t-il ?
– de l’âme photographiée quatre fois,
– mais la bête est-elle humaine ?
– elle a été privée du miroir il y a longtemps,
– la bête a-t-elle appris à rêver ?
– je ne suis d’aucune école, mon sang ouvre des portes
– la bête a-t-elle appris à mourir ?
– les six trous sur mon front sont oeuvre d’éternité
– et le diable ? et l’enfer ? et les flammes ?
– des coups de bâtons blancs, un supplice d’aveugle,
la nuit éclaire d’avantage le gouffre
– la bête espérait autrefois…
– autrefois est une misère, l’enfant est ivre, et la nuit le recouvre…
à mon horloge le ciel saigne d’avantage
– et sa peau parle-t-elle le langage des hommes ?
– ma langue est un chien triste comptant les jours, les heures,
les mots, les morts… tout est froid quand seul le souffle sépare du reste,

– la bête est-elle condamnée ?
– …
– à quoi ressemble la bête ?
– en ses patiences, elle demeure

Kenny Ozier-Lafontaine


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