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Cédric Bernard, C’est le matin que l’on grandit (extraits)

Bon, j’essaie de me mettre à publier de temps en temps des extraits de mes lectures d’auteurs contemporains, parce que je suis pas tout seul, mince… Donc, pour commencer :

Elle s’extirpe de sa couette d’orage, comme la chatte, prudente et lente, de sa chatière. La lumière n’est pas sûre de vouloir éclairer ce que le jour va mettre en lumière.

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Il est des matins plus difficiles que d’autres pour mettre la main sur la pelle pour déneiger le seuil de sa gueule
tout autant livide que pleine de cristaux de vide pas pour autant qu’il faille laisser de côté les bottes du jour

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Chaque matin les bronches battent des cils, rassemblant assez de goudron pour tracer une route. Rien n’est prêt même l’aube, on prend quand même la chaussée que l’on crache devant soi.

Extraits de C’est le matin que l’on grandit, Cédric Bernard, 2013 (cliquez pour visiter son blog)

Motsdes marées


Le devoir de paresse

Le devoir de paressePostcardimage trouvée ici et un tout petit peu retouchée

je ramassais des baies  sur une carte postale en tenant par la main  une jolie indigène  et nous vivions  quasiment nus  au milieu des palmiers j’allais bientôt entrer son numéro  dans mon mobile et il s’est remis à sonner je me suis dit en voyant apparaître les  quatre murs de ma chambre que j’irais plus  jamais  bosser j’ai entraîné  pas mal de gens plus ou moins paresseux  via les réseaux sociaux  tout le système s’est effondré en quelques mois je me suis quelques fois ennuyé mais j’avais  réservé un aller  simple pour les Antilles et j’y ai retrouvé  la jolie indigène toute nue  dans les  fougères j’allais bientôt entrer son numéro  dans mon mobile et il  s’est remis à sonner (je mets toujours le mode rappel) mais comme cette fois  j’allais être en retard je me suis levé


Bref, je me suis réveillé

Au début, je me suis réveillé dans un rêve Allongé sur la pierre, un pied pris dans le roc - Puis au cœur d’un désert, parmi les bêtes fauves, A marcher dans le sel, trop loin de pics trop secs… Ensuite, dans une caravane Pressés par nos hôtes de partir ; Et dans un hôtel cher, sans thunes - Sur la route bouclée, dehors Après, dans une chambre double Décorée pour enfants d’un grand nombre de putes (Puis de barreaux de fer, au sommet d’un immeuble) … A un moment, dans la réalité Avec une barre d’enfer, et pendant dix minutes Complètement paumé, sans savoir où j’étais

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