Archives de Tag: soleil

Et toiles

(vidéofable improvisée au milieu d’une sieste)

 

 


Minimoi version toi.1

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te retourne pas mais
y a une de tes cellules
et une des miennes
qui sont sorties
prendre un bol de lait
elles ont poussé au soleil
et nous regardent
avec de grands yeux


Le culte de la mer

Le culte de la merSydney-Australie_Gray_Malin

photo : Gray Malin, trouvée ici

des millions d’êtres humains s’agglomèrent chaque année sur les grandes routes mythiques du soleil en laissant retentir les prières des klaxons et de leurs noms d’oiseaux ils emmènent sur leurs toits les objets  de leur culte en de longues processions de planches et de vélos de matelas ou bateaux  pneumatiques et ils viennent s’entasser presque nus barbouillés de pommades consacrées sous un ciel chaleureux prosternés sur le sable des plages où toute vie finira pour plonger leur regard et leur corps sans vraiment trop savoir ni pourquoi ni comment dans l’immense masse liquide d’où toute vie est venue

La vraie couleur des choses

La vraie couleur des chosesyour beautiful eyes suren manvelyanPhoto : « Your beautiful eyes », Suren Manvelyan (source)

d’un soleil paumé dans l’univers en suivant le tracé des étoiles un photon percute un petit grain de poussière brillant dans un rayon à la fenêtre et va rebondir dans un œil

Station essence

Station essence hopper-station-service 1940

Station service, Hopper, 1940

un soleil de néon  où gravitent des vaisseaux et des mouches  c’est seulement une       				 station essence   dans la nuit sidérale  au-delà des doubles-vitrages des personnes réelles  qui attendent leur tour ou que je disparaisse il reste une dernière goutte d’humanité dans la voix féminine       					de la machine à carte	  j’aurais voulu aider cette femme qui n’y comprend que dalle je suis quelqu’un de bon mais il faut que j’y aille

Time-lapse

Time lapse Van Gogh - Starry Night

Nuit étoilée, Van Gogh, 1889

le choc des quarks qui illumine quelque soleil fixe une planète captant des gaz qui pleuvent des océans d’où sortent des poissons sur pattes un arbre  et cet immeuble où elle vécut quelques secondes 

Eldorado

 Eldorado1EldoradoImage tirée du film Sur la route d’Eldorado, Dreamworks

nulle part, nos richesses loin des jungles et des roches gluantes l’utopie de mon propre foyer pour toi, chérie, le « taf » avec le vent, et pour de rien pour un soleil croissant qui nous emmènera  dans quel virtuel Eldorado où l’on aura enfin revu les petits disques scintillants à quoi renvoie l’ombre des chiffres qui varient   sur le site de la banque ?

Zeste

après la mort les corps s'infiltrent et se retrouvent tous sous l'écorce terrestre pressés comme des citrons en engrais en pétrole en calcaire 		  la chair 		  le jus 		  et les 		  pépins font pousser des forêts des falaises des paradis flottants sur des marées d'or noir et quand on brûle un zeste des premiers êtres vivants quelque parfum d'agrume monte enfin vers un soleil jaune et rieur pareil à un smiley puis tombe  	encore en pluies acidulées

Flaques

Après la pluie, les flaques sur le bitume au sol, des bouts de ciel de nuages qui passent d'arbres et de cimes où renaissent les feuilles coulant aux caniveaux par les radieux abîmes du parc (...) Après la pluie, les flaques spatiotemporelles où flottent des murailles de châteaux des jambes floues de princesses à l'envers et ton sourire ? ou le coin d'un soleil qui m'éblouit en remontant par les radieux abîmes du parc (…)  Après la pluie, les flaques du printemps éventrent le béton dispersent les passants Je t'attends, sur un banc nous les foulons aux pieds et descendons par les radieux abîmes du parc

Tranche d’âme taillée dans un rêve V

J’avais appris à trancher les géants hideux des sous-sols Et je tenais, dans ma main, le creux des stations-essence Que je faisais chanter comme des sirènes Et ma propre grand-mère voulait saisir le pourquoi du comment Quand l’extérieur plongea dans une pénombre partielle Dehors un astre cachait le soleil Cinq, en fait, qui se distinguèrent En partant dans toutes les directions Comme les bras des danseuses indiennes Tandis que la Terre semblait se renverser Il se traçait d’invisibles lignes verticales Deux astres dont l’un était blanc Et moucheté de taches rouges Passèrent dessous avec la célérité grave Et lente des mouvements des planètes Nous, nous étions légers, légers comme des anges Et nous quittions le sol, calmement

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