Archives de Tag: vacances

Les Vacances des extraterrestres

Livre éventail réalisé à quatre mains et en quatre exemplaires. Dessins, découpage et assemblage : Thierry Lambert ; texte : Perrin Langda.

pochette

éventail

pistil

alien

flammes

 


Télégramme


telgram

super séjour gratos sur planète Terre stop
climat vivable animations originelles stop
manque service nettoyage efficace stop
mais beaux paysages et potentiel d’enfer stop
suite légers désaccords entre touristes stop
avons anéanti charmant village vacances stop


Highlander à la mer

Highlander à la mer highlander2photo : Highlander, le retour, Russell Mulcahy

tout a une fin sauf les vacances d'un rentier éternel

Bigorneau

…à Morgan Riet

Bigorneau

si le mouvement universel du vide intersidéral de la voie lactée s’est engouffré dans la spirale de la coquille d’un tout petit bigorneau posé là sur le roc immobile de la fin de semaine (juste à côté de son orteil gauche) c’est pour qu’il comprenne enfin que le sens de sa vie est parti en vacances

Carte postale

Carte postale the-world-dubaiphoto : l’archipel artificiel « The World », à Dubaï (source)

le béton  c’est du sable on vit sur des plages aspirées au fond des océans par l’asphalte des routes à travers les carreaux de verre des skylines qataries les déserts les paradis expirés à voler dans les puces de silice des circuits imprimés  nous surfons sur les vagues en vacances sur des îles naufragées

La vie en touriste

La vie en touristeAtomic Overlookphoto : détail de Atomic overlook, Clay Lipsky

t’es passé  par la vie en touriste  avec une vague  envie  de soleil ou d’ailleurs on t’a offert des colliers exotiques t’as connu des amours de vacances et même si t’es tombé  dans tous les pièges à cons t’as quand même profité un p’tit peu jusqu’au jour où aloha aloha et bye bye fin du voyage organisé t’es parti sans avoir vraiment connu les pays traversés

L’origine de l’homme

l'idée de réunir en quelque infinitésimal neurone de la pensée interstellaire la puissance éruptive du néant les possibilités de l'eau et de la foudre les reflets de soleil des stations balnéaires la mélodie des variations de la nature les phénomènes sensationnels des sensations phénoménales et voilou, te voici Homme (Femme) Ô bulles de physiolophie sur le bien et le mal en pléonasmes oxygénés qui se déchirent dans l'océan qui font l'amour recouverts d'huile trimant vers les congés payés au sel des rires d'enfance dans les plaies des départs en vacances avec dans la caboche des idées d'étendues infinies

Genèse

le premier jour j'ai glandouillé loin des chaînes de l'emploi du temps et des préoccupations vaines tandis que les volets fermés laissaient passer quelques rayons du jour d'été dans la nuit claire et mollassonne de mon appartement le deuxième jour j'ai simplement bullé en regardant le ciel et les nuages s'étendre doucement sur mon balcon à la manière d'un mollusque étalé au fond de l'inouvrable coquillage de ma nouvelle chaise longue azuréenne le troisième jour je m'ai tourné les pouces il me semblait que j'étais à la mer allongé sur la plage d'une île ancestrale parmi les fleurs et les légumes informes qui poussent à la barrière de ma terrasse le quatrième jour j'ai juste fait bronzette traîné vaguement sous le soleil jusqu'en soirée observé les étoiles et joué quelques notes pour célébrer la lune avec un pote taré le cinquième jour j'ai bayé aux corneilles face aux documentaires animaliers voyant venir bientôt la fin de mes vacances le sixième jour il a fallu me reposer quelques questions sur l'intérêt de l'existence ainsi au septième jour fis-je une poésie

Rentrer chez soi

Photo : Chris Rain – I am the snow

rentrer chez soi... ...par la mémoire de la campagne de l'enfance... ...sur l'autoroute des vacances à la plage... ...en longeant l'océan vague et hétéroclite des pensées mélangées... ...et en passant le pont des rêves le fleuve chimérique... ...les yeux rivés sur le pare-brise et au panorama des photos souvenir... ...croiser les yeux des femmes aimées sur le bord de la route... ...revoir les joies adolescentes dans le rétroviseur... ...réemprunter les carrefours des mauvais choix des bons choix... ...tomber dans les panneaux indicateurs de nos destins heureux embouteillés... ...passer un certain temps à ressasser les accidents à ressasser les accidents tragiques d'existences liées à ressasser les accidents sans déceler aucune issue... ...et puis se retrouver soudain chez soi à l'âge adulte sans aucun souvenir de la route.

Apparition de l’authentique ornithorynque d’Héraclite sur la plage de Saint Domingue

  Je repense à tes sa ges sentences, Héraclite, En congé sur la pla ge de Saint Domingue. Soudain paraît en son ge un vague ornithorynque, dans l’alliance des corps d’un fleuve hétéroclite : … « je suis ce que je man ge, un insaisissable être qui fuit au gré du Gange » … « fleur de sable empruntant Aux bêtes et aux plan tes mes futurs printemps » … … « et mon cœur est hanté des têtes fauchées des autres » … … « j’ai dans les yeux des chimères de souvenirs de vacances » … « des formules de lumières » … « des univers de phosphènes » … … « où s'annihi le des désa stres la violence » … Pfui ! Mais que figurait l’énergumène ? Ainsi tout s’amalga me et se transforme ? Où est l’identité de mon âme sans forme ? 

mai 2010


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