Archives de Tag: vide

Petit poème déclamé par une caisse automatique défectueuse
(merci de patienter vous avez seulement quatre relectures)



veuillez aérer votre part de bleu
et suivre vos inclinations

vous pouvez prendre vos valises
n’oubliez pas d’être discret

merci de vivre votre vide/capture
merci de vivre votre vide/
merci de vivre votre vide/

source photo


On n’est pas des moutons maais
c’est encore pire que ça en fait

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tu leur dis d’aller à l’est
ils vont tous à l’ouest
tu leur dis d’aller à l’ouest
ils filent tous vers l’est
tu leur dis que tout est perdu
ils arrivent tous à survivre
tu leur dis qu’il reste un espoir
ils sautent tous dans le vide


Petits bonds vers le vide

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une petite
descente
en rappel
droit dans
l’existence



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La parabole du cendrier

La table est un cendrier. Le canapé est un cendrier. Tout l’appart’ est un cendrier. Même la parabole à la fenêtre. Le cendrier est vide.

1945-02 Dresden(petit poème extrait de L’Aventure de Norbert Witz’n Bong !)


Java

Java

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while alive = vrai do if ventre = vide then open folder foyer\cuisine\frigo execute cerveau\commandes vitales\manger.exe if folder foyer\cuisine\frigo = vide then execute cerveau\commandes vitales\trouver un boulot.exe else execute cerveau\commandes vitales\glandouiller.exe  if âge ≥ 25 and boulot ≈ stable and revenu ≥ smic then find femme open folder foyer\chambre\lit execute cerveau\commandes vitales supérieures\fonder une famille.exe

Science-fiction

***

(image ci-dessus trouvée ici)

je suis couché dans une prairie en fleurs au-dessus des lumières de la ville sous un cliché plaqué au firmament de points blancs similaires qu'on appelle " étoiles » le regard dans le vide et sans conviction à lorgner vaguement qui un grain plus bleuté qui un halo plus étincelant ou presque éteint ou disparu depuis des années-lumières que je me mets à peine à toucher du bout des doigts quand me voilà soudain debout sur le balcon en fleurs 		d'une toute petite planète avec une vue 3D sur  tout un pan de l'univers	     debout face à la véritable Nuit le dos plaqué sur la paroi          de ce « vaisseau terrestre » qui va où dans quel vide immense 		      sans haut                         ni bas 		          ni dessous            ni dessus avec quels pires marins 	              d'eau-douce  		              que moi 			           à bord dans quelle 	    totale 	               œuvre de science-fiction ?

Rien

il n'y a rien ni univers ni vide ni Terre ni atomes ni montagnes ni plaines ni villes ni forêts ni buildings ni arbres ni rues ni fleuves ni foules ni personnes ni cafetières ni fleurs ni sexes ni cailloux ni cycles ni machines à laver ni saisons ni métro-boulot-dodo ni matins ni soirs ni rêves ni plumards ni poème ni usine ni béton ni oxygène ni milliardaire ni clodo ni président ni dame-pipi ni macho men ni travelos ni homme ni femme ni porc ni tamanoir ni éléphant ni fourmi ni frigo ni fourneau ni sécheresse ni cataractes ni rires ni pleurs ni sentiment ni ordinateur ni point ni trait ni toi ni moi ni bonne sœur ni putain ni gros mot ni réel ni guerre mondiale ni partouze générale ni rupture ni liaison ni endroit ni envers ni gouffre ni échelle ni j'en passe ni meilleures il n'y a rien ni rien ni personne qui ne me prouve l'existence de quelque-chose

Par le hublot

Par le hublot Par le hublot de chambres froides sous le ciel, bleus sous le ciel vide on voit des hommes à têtes de renards des femmes aux jambes de jeunes biches des gosses aux mains de petits écureuils des types aux nuques de vautours des garces aux crocs de louves des mômes aux mains de petits rats bleus, parce que dans des frigos cryogéniques eh oui, il pleut des étoiles filantes par le hublot de l'astronef sous le ciel bleu sous le ciel neuf Le temps n'est plus et nul ne voit doucement s'imprimer le reflet dans les cœurs des étoiles sur la Terre et du vide scintillant qui palpite de lumières et s'en va doucement par le hublot de verre de l'arche du futur il pleut des étoiles filantes sur notre chère planète bleue et des lumières scintillantes couvrent la Terre de mille feux il y a des hommes à têtes de renards rêvant de femmes aux jambes de jeunes biches qui font des gosses aux mains de petits écureuils qui rêvent des forêts des prairies des vallées des montagnes des torrents de l'eau bleue que des types aux nuques de vautours des garces aux crocs de louves des mômes aux mains de petits rats couvriront des lumières dont ils rêvent

Space love

(Nu dans les ondes – Matisse)

C'est un magma confus Une dualité du vide La répulsion est un bon début Enfin : des corps gravitent Il y a du bon (et du mauvais) Des signaux agréables ou acerbes Et tout cela est beau Nous avons des yeux et le verbe Au télescope au microscope Tout ça ressemble à notre esprit Nous serions aussi myopes Que la taupe et nous paierions le prix

La vie est un songe

Je ne peux pas nier l'existence du vide Quoique par son essence il ne puisse exister Le monde est plein de vie L'atome est fait de petits riens Le monde est plein d’un vide – Sans lequel il n’y aurait rien de Ce monde où nous évoluons – Qui donne une assez grande Liberté à d’infimes grains Avant l’heure de ma mort quotidienne Dans mon esprit vidé de toute idée Naissent des contrées hawaïennes Qui n’ont pas d’autre sens en vérité Que de jouer sur ma libido Nous voici dans un magnifique jardin A double tranchant Où poussent des arbres de vie sur des fleuves de sang Et c’est là – en plein cœur je suis là tu es là Tout ça n’a pas vraiment de sens Qui a créé tout ça ? Pourquoi ? Qu’importe d’être là c’est déjà une chance

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