Archives de Tag: ville

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ce dimanche soir
notre astronaute
a fait d’la luge
dans une crotte de neige
du pif de la montagne

toi t’avais une crève qui durait
depuis cinq bonnes semaines

au retour un
quart de lune dormait
sur la banquette arrière

le ciel était couvert de nuées mauves

c’est la ville qui
brillait en bas
d’étoiles blanches
éternuées au sol

..


Poème sur panneau lumineux

smiley

Un truc de moins à faire dans ma liste de trucs à faire avant de rien ne plus rien faire du tout : afficher un poème sur les panneaux lumineux d’une ville. C’est dans le cadre du concours « affichez vos poèmes » du printemps des poètes de la ville de Lyon. Le poème s’intitulait « 😉 » mais le titre a sauté…


La cité des anges

boston

un jour blond se lève
traverse le ciel bleu
en tirant des rayons
blancs sous les nuages
et redescend tout rose
quand la ville s’endort
sous son mobile coloré

 


Electrocardiogramme

ElectrocardiogrammeElectroshock blues

illustration : couverture de fond de l’album Electroshock blues, Eels, 1998

et selon l’horizon des pensées la skyline H.L.M. électrocardiogramme de ton cœur de béton de la ville tremblotante sur un fil à ton avis combien de temps te reste-t-il ?

Tetris


 les gens s’emboîtent    comme des blocs		de béton dans les rues 	    		            carrées	dans les	bouchons		          dans	les boîtes  		         les	    de nuit 			    rues				 	    de la 				      	    ville	      	      			    avec	                     l'ivresse 	       	         de   fuir	       	         les lignes droites	     le soir l'alcool                et la folie                                la marche     péripatéticiennes                     russes              des      sur le   bordel              jolies périphérique         	            	 les courbes de      	                ton épiderme     et le chemin               de tes gémissements     tout ça nous fait tourner dans tous les sens     et me voici enfin chez nous          tu vois,  t'es triste mais tout est               revenu à sa place      les gens                                    s'emboîtent     comme des blocs de Tetris             (je ne sais pas très bien jouer)    ##################################   GAME OVER

Pixel


du pixel de fenêtre de mon logement je contemple les feux les autos les passants les saisons et le rythme des nuits alternants d'un circuit imprimé pareils aux composants

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Illustration tirée du court métrage Pixels de Patrick Jean


Pong céleste

la lumière du soleil et le ciel bleu ciel de la ville envolée au-delà le mirage des reflets de l'ombre angulaire des pixels du fantôme d'un nuage sur les tours de verre envolées dans un souffle

Ribosome in love

Je lis et je relis les œuvres d’antan Assis à mon bureau dans mon appartement Qui est dans un immeuble au cœur de la cité énorme La moindre de mes cellules est une ville flottante aux bâtiments protéiformes Métal Huile béton  eau et verre ou bulles Tout ça serait à peu près la même chose Si d’énormes vaisseaux extraterrestres Venaient nager tranquillement au gré des courants d’air Circuler dans les rues dans les buildings démantelés Du cœur de la cité Cet antique message nous parvient encore Fragments ondulatoires d’ARN messager errant dans l’atmosphère Et ce sont nos propres ribosomes Qui feront naître ces idées protéiformes Et bâtiront les villes de demain ! Surtout, il n’y a pas beaucoup d’amour Dans les cellules du corps humain Des ouvriers moléculaires s’attirent et se repoussent Poussent des édifices selon flux monétaires ou transports d’ions La moindre de mes cellules est un état totalitaire Il y a peu de compassion Dans les prisons du corps humain Chacun porte le poids de la cité, des puissants et du monde Chacun porte le poids du moindre de ses atomes Chacun porte le poids du plomb Et moi, assis à mon bureau Scotché à mon écran Je lis et je relis les œuvres d’antan Pareil aux apocryphes ribosomes En voulant donner vie à des idées protéiformes Alors qu’il y a une femme à peau et au cœur d’or Assise juste là en face de moi à mon bureau Qui m’aime et que j’aime et qui me dit et me redit souvent Que je ne fais pas assez attention à elle

Vision

Sur l'éternel boulevard fleuri d'immeubles en béton que j'emprunte maintenant chaque jour depuis des siècles Parmi les automobiles fulminant comme des squales et par le marbre entaillé d'une fraction de seconde Toi blanche statue grecque se prélassant au bord du torrent des bagnoles La seconde d'après un blanc plot de plastoc indiquant des travaux

Coeur de la ville

 En plein cœur de la ville, sous l’alcôve de verre d’un arrêt de tramway, belle, entièrement nue, se réveillait la femme… Chaste fée sous les pieux yeux des passants, l’or de sa peau anime les cloisons d’argent, et la courbe parfaite de son corps endormi est joliment cadrée par les lignes modernes de son lit aux couleurs métalliques et ternes : en plein cœur de la ville, sous l’alcôve de verre d’un arrêt de tramway, belle, entièrement nue, se réveillait la femme… - Mais ce n’est qu’un modèle ! - Allons allons chérie ! avec un logiciel peut-être tu pourrais, son corps est retouché… sur tes jambes de rêve, Faut-il que je me fâche ? qui sont les seules que j’aime ! N’épie pas cette affiche ! user de cette crème ? En plein cœur de la ville, sous l’alcôve de verre d’un arrêt de tramway, belle, entièrement nue, se réveillait la femme… 

juin 2010

Tableau : Tamara de Lempicka, Andromède.


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