Photo : Je suis un cyborg, Park Chan-wook, 2006
une barre de fer sur le fémur un pacemaker contre le cœur un sonotone derrière l’oreille derrière quoi ? j’ai dit : DERRIERE L’OREILLE ! (à son âge, moi je serai un cyborg beaucoup plus performant…)
Photo : Je suis un cyborg, Park Chan-wook, 2006
une barre de fer sur le fémur un pacemaker contre le cœur un sonotone derrière l’oreille derrière quoi ? j’ai dit : DERRIERE L’OREILLE ! (à son âge, moi je serai un cyborg beaucoup plus performant…)
photo de Denis Darzacq prise ici
des ailes d'oiseaux emballées de polystyrène volent au-dessus d’un océan en poudre on aperçoit parfois la peau dorée d’un poisson rectangulaire à la surface d’un torrent en bouteille il y a aussi des fleurs en pots et des forêts de tables de jardin des bosquets de chaises longues et lorsque la lumière solaire artificielle surgit dans les rayons CD on peut même voir un arc-en-ciel ou des troupeaux de bœufs hachés qui paissent les champs de blé dans les paquets de céréales et puis des êtres humains qui passent en poussant des charriots d’étendues vierges étiquetées
Photo tirée de Rambo II (enfin je crois)…
… un AK-47 est sorti de mon carnet de poésie et je m’en suis servi pour exploser la tête de 72 connards dans leurs costards cravate les vagues ont effacé leur sang il ne restait plus que nous deux sur la plus belle plage de Californie tu étais saine et sauve en bikini et tu m’as avoué avoir envie d’une petite page de pub depuis que j’écris des poèmes à la con nos vies ont peu changé mais c’est déjà pas mal et demain soir à 20h45 je te montrerai combien je ferais peu de vagues dans la réalité tu m’as donc avoué avoir toujours eu envie qu’un poète aussi intrépide et bodybuildé que moi t’embrasse juste après avoir sauvé tes petites fesses des méchants et c’est ce que j’ai fait après avoir rangé mon AK-47 dans mon carnet de poésie avec un air de dire t’as vu c’est pas si compliqué d’être heureux quand on fait un effort …
photo : l’archipel artificiel "The World", à Dubaï (source)
le béton c’est du sable on vit sur des plages aspirées au fond des océans par l’asphalte des routes à travers les carreaux de verre des skylines qataries les déserts les paradis expirés à voler dans les puces de silice des circuits imprimés nous surfons sur les vagues en vacances sur des îles naufragées
Station service, Hopper, 1940
un soleil de néon où gravitent des vaisseaux et des mouches c’est seulement une station essence dans la nuit sidérale au-delà des doubles-vitrages des personnes réelles qui attendent leur tour ou que je disparaisse il reste une dernière goutte d’humanité dans la voix féminine de la machine à carte j’aurais voulu aider cette femme qui n’y comprend que dalle je suis quelqu’un de bon mais il faut que j’y aille
Tas de mots du printemps !
J’attends qu’un cumulonimbus le glisse dans ma boîte aux lettres en rentrant chez lui, mais paraît qu’un de mes poèmes est au sommaire.
C’est une revue papier à laquelle on peut s’abonner via Morgan Riet, dont l’adresse est sur le site de la revue : cliquez sur l’image pour y accéder.

photo : détail de Atomic overlook, Clay Lipsky
t’es passé par la vie en touriste avec une vague envie de soleil ou d’ailleurs on t’a offert des colliers exotiques t’as connu des amours de vacances et même si t’es tombé dans tous les pièges à cons t’as quand même profité un p’tit peu jusqu’au jour où aloha aloha et bye bye fin du voyage organisé t’es parti sans avoir vraiment connu les pays traversés
photo : Time Square Parade, Alexanderchen
des MARques lumiNEUses absurdes et des NUEES de sens MARtèlent des vérités publicitaires au-dessus des aveNUES je MARche dans la foule et je N’Y comprends rien
Un deuxième numéro de la très belle revue en ligne 17 secondes vient de sortir, avec un de mes poèmes au sommaire. Cliquez sur l’image pour accéder au site de la revue et télécharger le numéro.

image trouvée ici et un tout petit peu retouchée
je ramassais des baies sur une carte postale en tenant par la main une jolie indigène et nous vivions quasiment nus au milieu des palmiers j’allais bientôt entrer son numéro dans mon mobile et il s’est remis à sonner je me suis dit en voyant apparaître les quatre murs de ma chambre que j’irais plus jamais bosser j’ai entraîné pas mal de gens plus ou moins paresseux via les réseaux sociaux tout le système s’est effondré en quelques mois je me suis quelques fois ennuyé mais j’avais réservé un aller simple pour les Antilles et j’y ai retrouvé la jolie indigène toute nue dans les fougères j’allais bientôt entrer son numéro dans mon mobile et il s’est remis à sonner (je mets toujours le mode rappel) mais comme cette fois j’allais être en retard je me suis levé